The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

20 novembre 2004

Aphex Twin : windowlicker

Aphex Twin : Windowlicker - (Warp records - 1999)

Sur un grand nombre de ses disques Richard D James se met en scène, bien souvent, le sourire quasiment schizophrénique en plus. Mais c' est qu' il a de l' humour Richard ! Ses 2 plus importants clips ("come to daddy" et "windowlicker" -10 mn 31 !) étant signés par Chris Cunningham en personne qui signe aussi les pochettes de ses 2 ep.

A celà près qu' ici il y a encore moins de titres (3 !) que pour "come to daddy" (8 !). Alors pourquoi pas un album 2 titres ? Pour la durée des morceaux mais aussi la beauté du geste. Si j' étais Richard, je pourrais même dire "pour emmerder les gens" ce qui ne serait pas loin de la vérité...

La pochette fait clin d' oeil non seulement au morceau principal en première piste "windowlicker" avec ses hallucinants samples de voix en tout genre créant un rythme (dont certaines sonoritées qu' on -hum- dirait sorties d' un film pornographique) mais aussi au clip, auto dérision mélangeant multiples références à Tex Avery, mickael Jackson, le rap, la floride, les parapluies de cherbourg (ptêt même un clin d' oeil à Björk, allez savoir...) et de nombreuses choses encore avec une fluidité rarement égalée.

Pour faire djeunz je dirais "Aphex Twin c'est trop de la balle" mais je serais encore un peu en dessous de la vérité...

Posté par Nio Lynes à 20:25 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

The Smashing Pumpkins : Adore

The Smashing Pumpkins - Adore. (1998)

Lorsque nos citrouilles écrasées publient cet album, c'est alors un virage à 180° qui s' opèrent brutalement, surprenant les anciens fans, en rameutant des nouveaux et pourtant...

Pourtant en publiant cet album, Billy Corgan, fragile et maître d' un groupe alors sans véritable batteur, fait montre de courage et délivre avec les 2 autres membres restants (sur 4) un album touché par la grâce faisant la part belle à des morceaux tantôt plus torturés électriquement et électroniquement ("Ava adore" bien sûr, excellent mais aussi "apples & oranges" par exemple) qu'a des ballades à tomber à la renverse que n' aurait pas renié quelqu'un comme Neil Young ("Annie Dog", magique et sombre ou "once upon a time" dans une veine plus folk).

Certains en seront désappointés, d' autres mettront du temps mais on ne peut rester sans rien dire devant cet album véritablement gothique (esthétiquement, il n' y a qu' a voir la pochette très années 20 ou l' image à l' intèrieur du livret montrant les 3 compères près d' un vieil arbre tordu en pleine campagne façons XIXe siècle... mais aussi musicalement et dans son approche) plongeant en pleine mélancolie.

Oui "Adore" est un grand disque de mélancolie et de tristesse, voire ! Un très grand disque parfois injustement sous-estimé...

Posté par Nio Lynes à 15:38 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

My bloody valentine : loveless

My Bloody Valentine : Loveless. - sony music (1991)

Rien à voir avec une funny valentine issue du jazz ou une blue valentine venue d' un bar noirâtre de fin de nuit sombre à la Tom Waits, là non.

On pourrait presque parler de musique, ça ne ressemble à rien de connu. La musique est clairement représentée par la pochette en fait. La voix de son maître pourrait-on dire clairement. A mi-chemin entre la pop, le grunge, le hard rock, le rock normal, la musique industrielle,l' abstraction bruitiste et flou, le métal et tout ce qu'on pourra y voir, abandonnez pourtant l' idée de ranger My bloody valentine dans ces classifications (même si chez moi, leurs albums sont classés entre Sonic Youth, Jesus and mary chain et Ride, autre excellent groupe de ce mouvement "noisy" qui s' est d' ailleurs essouflé aussi vite que le grunge, Sonic Youth faisant le pont entre ces deux zones si l' on veut).

Pour la musique de My Bloody Valentine on parlera de textures musicales comme si l'on évoquait un tableau de De Staël toujours vivant et en mouvement croisés avec ceux de H.R.Giger et Pollock et même ça, ne vous laissera pas imaginer le gouffre béant qui vous attend près de vous submerger à la première écoute.

Traumatisante et hallucinante première écoute, les yeux fermés. Et le disque entier s' il vous plaît, sans changer de morceau pour s' apercevoir de l' incroyable cohérence programmée et harmonique qui règne dans tout ce bordel musical ou la guitare s' accouple sans vergogne avec la basse et les samples, que la batterie galope vainement en bruit de fond parmi les ruines et que des choeurs masculins et féminins essayent de nous guider.

Un disque de fin de journée, de fatigue, à écouter selon qu' on est de bonne humeur ou incroyablement déprimé, sale ou morose (mon cas), un disque où se réfugier comme bien souvent quand des choses, des êtres disparaissent.

Un indispensable.

Posté par Nio Lynes à 12:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2004

Sigur ros : Agaetis Byrjun

Sigur ros : Agaetis Byrjun - Pias. (2000)

L' Islande a le don de nous présenter à chaque fois des trucs qui semblent sortis à la fois d' on ne sait d' où, d' une autre univers et de nos rêves à la fois. Tout ce qui nous arrive de là bas ne ressemble généralement à rien de connu. En témoigne avant Sigur Ros ("Sigourney Rose" pour traduire ;) ), la mutante semi féerique Björk ou les cinglés "pop" de Gus gus...

Musique à la fois de calme et de tension, nappée de froid, dans une langue inventée de toutes pièces (si !) chantée divinement, aux guitares jouées aux archets et aux batteries recouvertes de peau; le groupe ne pouvait que réaliser quelque chose hors de l' ordinaire, à la fois post-rock, new âge, cold wave et trip hop.

C'est peut être la musique qu' entendent les foetus ailés dans le ventre de leur mère. Un instant avant une naissance...

Posté par Nio Lynes à 15:05 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Led Zeppelin : House of the holy (1973)

Led Zeppelin : House of the holy (1973) - Atco corporation/Warner.

5 ème album de Led Zeppelin après les 4 premiers, sans titres. Ah si, le 4ème bien sûr, le plus connu avait un titre constitué de symboles propres à chaque membres du groupe mais si on devait le nommer, le chiffre romain était bien sûr plus facile à mettre et prononcer.

Cet album est souvent éclipsé par le précédent et pourtant, la qualité est toujours là  (J' avoue d' ailleurs qu' avec le III, c'est mon préféré). Ainsi, aussi mélodique et beau que le très (trop ?) connu "stairway to heaven" du précédent, on à "The Rain Song", véritable rêve éveillé d' une grande beauté et finesses confondues qui semble surpasser son mentor, voire même y arrive. Les nouveautés et l' originalité chères à Led Zep' ne sont pas en reste, on trouvera donc dans cet album aussi varié que le IV, du proto rock/reggae assez sympathique (D' yer Mak' er), de l' accéléré/ralenti furieusement planeur et jouissif (The song remains the same --Eh oui, c'est aussi le titre de ce blog, n' y voyez pas une coïncidence :) ), du rock des familles ainsi qu' un semblant de crépuscule assez surprenant (No Quarter).

Enfin la pochette d' Hipgnosis est magnifiquement rêveuse, érotique (si, si, ne le niez pas), belle et mystérieuse pour vous intriguer suffisamment longtemps encore. Songez bien que de nos jours, si l' on faisait une pochette de ce genre, on serait bien passable de prison. Je caricature à peine... ;)

Posté par Nio Lynes à 01:13 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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