The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

06 février 2005

The Velvet Underground & Nico (1968)

The Velvet Underground & Nico (1968). - Polydor/Polygram.

Non seulement Warhol dessine la culte pochette éminement érotique (en soulevant le disque on découvre, la chair rose (si !) de la banane suggérant bien des choses) mais aussi produit le disque avec tout ce que celà peut supposer de conséquences...

N' allons pas par quatre chemins, sans ce disque (encore terrifiant depuis tout ce temps, et c'est un mec qui écoute du métal qui vous le dit !) on aurait pas eu les punks, les white strips et autres Strokes et Libertines. Tous, consciemment ou inconsciemment lui doivent quelque chose et le casting est à la hauteur de la réputation d' un disque qui constitue encore un choc. Andy Warhol en maître de la Factory et accessoirement ici maître de cérémonie. Lou Reed le poète sordidement sombre et ange déchu dès le départ. John Cale l' extrêmiste du son brute venu de l' avant garde expérimentale, le violeur de violon. Sterling Morrison l' historien à la guitare diantrement tranchante. Maureen Tucker "elle jouait d'la batterie debout, c'est peut-être un détail pour vous". Enfin Nico, ex mannequin gothique et souvent déprimée qui fit de sa vie une oeuvre constamment tragique tout en ayant une voix de princesse germanique enterrée en 1800 et sortie d' outre tombe un peu trop tard...

Et les morceaux sont tous différents, vont tous ailleurs sans qu' on puisse discerner un son, un quelconque style. Sunday Morning une délicieuse sucrerie. I'm waiting for the man, c'est du sado maso. Femme fatale ou comment faire une chanson "presque normale" venue d' un autre monde. Run Run Run et son son plombé presque lourd et sa guitare qui s' en va en monstrueux larsens, Venus in Furs où la fin de course érigée en issue suprême, All Tomorrow's parties (la chanson préférée à Warhol !) signant l' acte du gothique dans une musique qui aurait pu inspirer certains groupes noisy. Heroin où tout est dit dans le titre et où les 7 mn 10, vous allez les sentir douloureusement passer. There she goes again où les Beatles et la pop rencontrent le glauque (à noter une intro qui fait furieusement penser aux Whites Stripes près de 30 ans plus tard !!!). I'll be your mirror ou la plus belle déclaration d' amour que la mort pourrait vous envoyer (et ces choeurs qui font exprès de sonner faux !). The black angel's death song est une ballade hallucinée. Et The european son ça a inventé du Sonic Youth avant l' heure alors bon...

On appelle ça un classique.

Posté par Nio Lynes à 16:20 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Calexico : hot rail (2000)

Calexico : Hot rail (2000) - City slang/labels/Virgin

Ami lecteur, féru de musique et cinéphile à tes heures, tu n'as pas vu Kill Bill récemment ? Tu as loupé Desespérado 2 et ta k7 d' El Mariachi est introuvable ? Pas de problème. Facilement trouvable en mid price en cherchant bien, la musique de Calexico te fera voyager dans un film proche de l' ambiance mexicaine. Pour cette album, les deux compères (John Convertino et Joey Burns) ne dérogent pas à la règle de l' album précédent. Hopla, on met du Ennio Morricone, de la musique de films, de la guitare mexicaine, de la mélancolie et des grands espace, on pioche tous les instruments et invités possibles qu' on peut trouver sous la main (dans le coin même) et on mélange dans le chaudron pour obtenir une musique en cinémascope d' une grande richesse que plusieurs écoutes devront assagir...

Et cette pochette, madre de dios ! Seule perdue dans le désert, cette fille bichromique allume sa cigarette en s' en foutant complètement que le feu du briquet s' éteigne, car du vent dans le désert il y en a peu, sauf celui, musical susurré à nos oreilles par le casque de la chaîne ou de l' appareil cd portable...

C' est malin, maintenant j' ai envie de me revoir "paris texas" de Wim Wenders...rhaaa...

Posté par Nio Lynes à 15:34 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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