29 juin 2005
Joy Division : Unknown pleasures (1979)
Joy Division : Unknown pleasures (1979) - CentreDate Co/Warner music.
C' est un électrochoc glacé qui nous attend sous l' électro cardiogramme blanc/noir de la pochette, symbole d' un groupe très noir qui arriva a chanter avec toute la lumière blanche/énergie blanche (pour reprendre le velvet...) du désespoir les illusions désenchantées d' une jeunesse (d' une angleterre ?) sous la poigne de Mlle Thatcher.
Pour cet assaut cultissime (et premier album véritable du groupe après des années de galères et changements incessants), la balance du son est redistribuée radicalement. Ainsi la guitare joue le rôle de la basse tandis que cette dernière attaque des solos comme une guitare et fait même des excursions dans les aigus. La batterie est jouée métronomiquement comme un coeur agonisant ("she's lost control" et sa pop coupante), la voix de Ian Curtis résonne comme celle d' un pauvre pêcheur ( à moins qu' il ne soit un prophète maudit) en quête de rédemption dans la cathédrale de production de Martin Hannett et même l' orage semble résonner comme pas deux, annonçant le second et dernier album...
Et un excellent article sur Joy division ici .
28 juin 2005
Andreas Vollenweider : dancing with the lion (1989)
Andreas Vollenweider : Dancing with the lion (1989) - Sony music/Columbia
Avec ce 5e album, Andreas Vollenweider s' entoure d' encore plus de monde. C' est comme ça chez lui, il faut voir plus grand... :)
Le harpiste autrichien de musique new âge joue de sa harpe comme d' une guitare et sait à la fois la fondre dans les textures musicales mais aussi la ressortir où elle planera sur la musique comme un aigle, impériale. Musicalement, c'est un carnaval de sons, d' arrangement, de choeurs (de nombreux invités hommes comme femmes -- bonjour Patti Austin !--), d' instruments d' une grande unité, à la beauté aussi reposante que dynamique, d' autant plus que l' album a été remastérisé en dolby surround et qu' avec un casque, c' est particulièrement flagrant...
La pochette n' est pas en reste. Là où l' on ne trouvait auparavant que des pochettes souvent moyennes (white winds... Mouais...) ou de peu de qualité (le premier album avec notre harpiste qui fait un "sourire" à faire peur. Même l' empereur Palpatine semble gentil à côté, c'est dire... :) ), on a donc ici à une calligraphie, un symbol abstrait, mais du plus bel effet, alliant de pair avec le titre mystérieux...Dancing with the lion...
Ce n' est pas avec les félins qu' Andreas joue, mais de sa harpe avec qui toutes les valses et tangos abstraits sont autant de feux d' artifices dans le noir. Bel album...
27 juin 2005
Nick Drake : Five leaves left (1969)
Nick Drake : Five leaves left (1969) - Island records ltd.
Dans toute l' oeuvre de Nick Drake (ignoré de son vivant, l' objet d'un véritable culte après sa mort), il n'y a pas à proprement parler d' un album indispensable, car il faut impérativement avoir tous les albums. Non, non, chez Drake, il faut voir son oeuvre (3 albums et un posthume peuplé d'inédits) dans une vision d' ensemble.
Ainsi à ceux qui n' ont pas le temps, on conseillera "five leaves left" sublime premier album, mais si après vous y prenez goût, c'est bon signe, ne vous arrêtez plus en chemin et écoutez les autres oeuvres.
Car si "five leaves left" est recommandé sur de nombreux sites, je ne le considère pas pour ma part comme un album parfait au plus haut point (au contraire de "pink moon" qu' Aude m' offrit et qui me fit découvrir bien plus le bonhomme que mes maigres téléchargements et compiles)... Il y a bien quelques arrêtes dans ce sympathique plat..."way to blue" ferait chialer même un aveugle...Ouch...
Pour le reste tout n' est que magies à découvrir lors de soleils couchants et paysages intimes.
On ne sent pas passer les 6 minutes de "three hours" tant Drake illumine de sa guitare (hééé y'a même des congas comme percussions et la basse se joue comme une contrebasse. Superbe !) le titre. "River man" tout en clair obscurs de violoncelles est digne des grands films où défilent des paysages, "man in a shed" est une petite ballade cruelle, mi folk mi jazz où quand nick demande si une fille ne voudrait pas sortir avec lui, celle ci répond qu'il peut toujours aller se chercher un copain...
On peut vivre sans cet album et c'est tant mieux, mais on peut vivre mieux avec et là ça devient indispensable. ^^
25 juin 2005
Message à Toi...
Salut Toi !
Je ne sais pas vraiment ce qu' est Technorati ni comment ça fonctionne (je suis une Nouille, l' aurais tu oublié ? :) ), mais visiblement, ça peut servir... Mais je suis aussi sur d' autres choses aussi sur le net si on cherche bien...Mais pas souvent sous le même pseudo mais baste...
J' ai bien eu tes commentaires mais canalblog déconnant pendant le stage sur les G4 (faut le faire je sais...Remercions surtout Internet explorer 5 et les disques durs surchargés de conneries que mettent tous les élèves des deux classes de BTS du lycée ainsi que certains de leurs profs...), mon message censé être enregistré, fut perdu à jamais et l' on entendit un grognement de rage désespéré ce jour là...
Donc j' écris ici, puis voilà...Et puis c'est plus convivial de répondre sur le blog, ça fait "rédacteur-qui-se-la pète-gratuitement", je sais, je sais... Mes mollets passent difficilement la porte ces derniers temps...
Bon allons y...
Tout Joni Mitchell ? Ouch ! Bon dis moi ce que tu n' as pas, peut être arriverais-je à te conseiller sur certaines choses.... Ou pas.
Yourcenar ? C'est noté chef ! Bon alors j' ai déjà Mishima, Kundera, Desproges, Stanley Robinson et des Ayerdhal et Herbert en vrac...Côté bouquins pour l' été, j' ai de quoi faire. Pourquoi donc mettent ils leur foutue rentrée littéraire en septembre, octobre ? Non, je vois mal l' écrivain travailler en pleine canicule estivale sauf si il a une cave (et le nègre qui va avec enchaîné au frigo. Ainsi c'est pratique, il peut même ramener les bières pour Houellebecq le monsieur...). Comment ça je suis mauvaise langue ? :)
No Quarter, oui, miraculeux et/est superbement crépusculaire. ^^
Pour les pochettes de NIN, oulààà, tu nous fais du favori...Non du fanatisme aigü ! :) Non les pochettes, bof ("SIN", on dirait une pochette/logo repiquée à un pull, merci la classe mr Reznor mais à ce petit jeu Aphex Twin fait mieux -_-... The Fragile mouais why not ?) mais l' intérieur des livrets, je serais pas contre : Rien que cette fascination symbolique pour ces plumes arrachées dans The downward spiral...
Voilou, voili....
18 juin 2005
Elvis costello : This year's model (1979)
Elvis Costello : This year's model (1979) - Demon/Night and day.
Elvis Costello de son vrai nom Devlan Mac Manus eut la malchance d' être un irlandais né en angleterre (aie). Toute sa vie fut brimée et quand il fit de la musique, il décida de ne pas faire partager les gens qui les achèteraient, histoire de ne pas leur donner plus de plaisir qu'il en avait eu à faire ses disques et pourtant...
Sous l' apreté d'un rock punk se dissimule des chansons renversantes... A la fois balades et énergies brusques, Elvis (qui prit le nom à la fois d'un King et d' un clown...ça annonce bien la musique non ?) chante avec une rare énergie déchirante ses histoires entre mauvaises filles, ironies et foutage de gueule vis à vis de la vie et cynisme habituel. En résulte des chansons entre brûlots et émotion à écouter malgré leur goût amères, pour mieux s' en imprégner le temps passant, avec bonheur...
11 juin 2005
Joni Mitchell : Héjira (1976)
Joni Mitchell : Héjira - (1976) - Elektra/Asylum records
Quand la reine canadienne de la folk 70's aborde un virage/fusion du jazz et du blues à sa folk, il faut s' attendre à des étincelles (en celà déjà visibles sur l' album prédédent "The hissing of summer laws" qui expérimentait plus encore peut être...?). La musique produite ici n' en devient que plus intimiste. A la fois douceâtre et enlevée. Confortable et énergique. Planante et engagée. Autour de la voix et de la guitare de Joni viennent se tisser des toiles d' autres instruments pour former cet écrin qu' est "Héjira". Que ce soit par ses mélodies complexes et ses invités prestigieux (Neil Young à l' harmonica sur "Furry sings the blues", magique ou Jaco Pastorius à la basse sur presque tous les titres), l' album s' écoute d'une traite malgré la complexité et la différence qui le rendent à part.
Une musique pour les routes, à l' image de celles que Joni traverse et porte en soi.
Superbe.




