The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

28 janvier 2006

Last Exile ost 1 et 2

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(Alion international records)

Deux jaquettes de deux cds pour une même série. La première s' opposant à la seconde dans ces choix colorés tant que musicalement. Ost 1, le portrait totalement sombre du personnage d' Alex Row tandis qu'en seconde ost, le gris et blanc du calme et posé Claus. Curieusement la première ost fait montre de pistes calmes, posés, folkloriques voire méditatives tandis que la seconde s' aventure dans des terrains sombres propices aux derniers épisodes de la série. Mais ce n' est pas une énième bande originale de série que nous avons là, oh que non. Et en général, les B.O de séries d' animation japonaise sont toujours crées avec un grand soin (qu'on se rappelle les sublimes morceaux composés par Yoko Kanno) et celle ci n' échappe pas à la règle. Composée par la Dolce Triade (un trio de 3 femmes) et pléthore d' invités aux autres instruments, la richesse est omniprésente même si après de nombreuses écoutes, des perles surgissent et là, les titres et évocations de morceaux que je vais énoncer vont sûrement plus parler aux fans et intéresssés de cette série qu' a ceux qui ne l' auraient pas vu mais si celà peut donner envie à quiconque pourquoi pas ? Allez y resservissez vous en gâteau, il est peu indigeste et toujours bien frais.

Dans la première ost, on notera l' insupportable (à mes oreille hein, je reste subjectif) thème de générique d'ouverture "Cloud age symphony" qui se révèle finalement agréable au gré des écoutes (comprendre, être en bonne forme). "A morning in Norkia" et "Workin' in the clouds", thèmes d'un folklore inconnu puisant son inspiration dans la musique de chambre et la musique celtique sont de grands morceaux étant suffisamment étés entendus dans la série pour passer d'un coup comme une lettre à la poste à l'oreille de l' auditeur, donc pas de grande nouveauté déstabilisante pour le fan de la série mais c'est toujours aussi agréable. Les pistes 7 et 8 sont sublimes par contre : "Cover stories" est un instrumental de guitare accoustique soutenu au saxophone donnant une certaine mélancolie proche des films noirs et soudain au beau milieu de la piste un virage à 90° s' opère et tout devient soudain lumineux comme une grande fête foraine éclairée de toutes parts tandis que "Flyin' to fly" est un morceau typique d'une course de vanships (petits "avions" biplaces) de la série : tendu, racé, carrément dans une intrumentation arabisante on jurerait qu'il pourrait être sorti d' un album "Kashmir" en solo de Jimmy Page. "Hello kitty girl" nous joue du Fantasia, beau mais lassant à la langue car jouant sur les contre temps sans pouvoir non plus donner un rythme précis. "Skywriting" est un morceau guimauve pop (que j' adore hélas oui) que n' auraient pas renié les Beach Boys voire certains groupe des années 70. "Silverna" et "Vanishing point" enfin reviennent sur le terrain de l' action pure et rappellent que la série est dotée de grandes séquences de courses/poursuites/chasse à elle seule......


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Dans la seconde ost, le premier morceau "Road to the light" fait immédiatement penser au jeu "Skies of arcadia", une des principales sources d' inspiration de la série. "Fleet of littleships" reste dans le thème des morceaux tendus de scènes d' action tout en revenant au folk celtique soutenu par violons, trompettes et percussions tandis que "Heavy cocoon" morceau martial guerrier orienté vers la victoire lui fait parfaitement suite. A ce niveau, on a l' impression que ça tourne à la grosse machine guerrière, la B.O huilée à la John Williams, et on a pas vraiment tort même si la claque du disque survient rapidement avec "Ground Stream". Indispensable, ce morceau régente la vie de l' équipage et (surtout) des devoirs d' Alex et Sophia et se présente comme une longue marche martiale de guerre mélancolique. Un hymne crépusculaire qui galvaniserait des troupes tout en en faisant fuir d' autres, à ce stade il est représentatif d' un combat presque perdu d' avance entre les humains et la Guilde toute puissante société extra terrestre. Et c'est beau, mais trop court (donc replay hein...). "Rays of hope" nous joue l' ost d' Hack Sign et on se sent un peu perdu là heuresement "malicious queen" réenfonce le clou et nous rammène dans la série. Noir, ce morceau rappelle que Delphine est une régente sans pitié avec ses sujets qui tire tous les fils et fait oublier presque le "i can see a heart" résucée Beach boys encore qui par contre ici ne prenait pas. "Ceremonius play" et "counter attack" nous ramènent à la guilde, la fin est proche. "Make advantage" lance une dernière fois un morceau d' héroïsme final en clin d' oeil aux "silverna" et "vanishing point" de l' ost 1 dont il reprend les thèmes en un peu plus puissant. Enfin "A stimulant" avec sa lente montée en puissance et "LAST EXILE" parachèvent en beauté la série. Le premier raconte l' éveil de l' Exile tandis que le second installe l' ambiance presque quasi religieuse liée à la redécouverte de ce gigantesque vaisseau.

Sublime série, sublime musique.



Au passage j'en profite tardivement (il est jamais trop tard) pour lancer une bonne année !!!!

Posté par Nio Lynes à 16:17 - Original soundtracks... - Un commentaire a laisser ? [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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