The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

24 février 2006

Pink Floyd : the division bell (1994)

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Pink floyd : the division bell - EMI (1994)

Peut on encore appeler ça du Pink Floyd ? Oui assurément la pochette est bien dans le style de la bande à Gilmour (n' enterrons pas Waters ni Barrett quand même...), signée Hypgnosis elle est une fois de plus sublime tout en ayant un style bien particulier, propre à elle (comme toutes les pochettes réalisées par ce talentueux et classique studio de designers)....Mais la musique, est-ce encore du Floyd ?

Assurément oui et non. Oui parce qu'on reconnaît la guitare slide de Gilmour ainsi que la sublime montée en puissance de "High Hopes", morceau magnifique que l'on attendait presque plus et qui prouve que le Floyd a encore quelques beaux restes (et puis les deux instrumentaux "cluster one" et "marooned" sont assez beaux en eux-mêmes, mais on attends toujours plus de l' ancien groupe psychédélique et celà ne justifie pas ma critique négative).
Et non, parce que le groupe s' est engagé dans l' adult rock pur et simple qu'il en passerait sur une radio de rock FM que celà se mélangerait à n' importe quelle soupe sans problème. En regard des précédents morceaux, le lyrique "Shine on your crazy diamonds" part 1 et 2, du sombre et halluciné "Dogs", de la ballade vers les étoiles de Dark side of the moon, de la porte des étoiles de "Echoes" ou des cauchemards drogués mais sereins de "Interstellar overdrive" et "A saucerful of secret", en regards de toutes les nombreuses perles du groupe, il n'y a plus rien. Certes "High Hopes" et les deux instrumentaux sont beaux mais 3 morceaux sur 11, c'est loin de sauver un album à lui tout seul et ce n' est pas en citant le physicien stephen Hawking pour sa brève "histoire du temps" dans "What do you want from me" qui va sauver les paroles déjà médiocres.

Alors rabattons nous sur la pochette. Tiens, regardez bien, il y a un détail "rigolo" (si on peut dire), en fait les deux statues "de pâcques" (ou "pack", on s' en fout) ont une étrange constance et pour cause, elles ont étés photographiées de nuit avec un flash spécial très puissant (ça sent la photo en hangar ça) puis redécoupées et mises sur une photo prise en plein jour. L' aura de ces statues (qui représentent la communication entre êtres, le thème principal bâclé de cet album, sic) s' en révèle que plus importante.
Et c'est fait sans ordinateur ça msieur-dâmes.
L' arrière du cd reprend l' image en inversé : il fait noir mais les statues ont été photographiées de jour dans le hangar et remises ici.... Original et pas mal, franchement.


Posté par Nio Lynes à 12:43 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2006

Aphex twin : selected ambiants works vol.2 (1992)

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Aphex Twin : Selected ambiants works vol.2 - Warp records (1994)

Changement radical de style pour l' aphex alias Richard D James en 1994 avec ce double album gargantuesque marqué tout aussi bien par l'univers ambiant d' Eno que l' amour du silence reconnaissable chez Satie. Les morceaux font presque tous entre 5 à 8 minutes très souvent et s' arborent de grandes nappes de synthé où parfois ressort un bruit confus, quelques touches discrètes, de petites percussions, des silences immenses. Le tout régnant dans un extrême dépouillement et une incroyable humilité qui ennuiera bien certains venus chercher du rythme, de l' électro hardcore (comme ce que faisait habituellement l' Aphex) et de la techno qui bouge à tout va pour vomir danser en boîte. Et pour paraphraser la musique, il n'y a même pas de titres de compositions, seulement dans le livret, des dégradés de couleur et des images, des détails. Un disque abyssal, une expérience unique à tenter de musique atmospérique comme il n' en existe guère.

Pour mon expérience personnelle ce disque m'a tellement marqué qu' en stage un jour, je suis resté près d'un bon quart d'heure à écouter un bruit continu de flasheuse électrique, les gens me demandaient si j' allais bien, ils ne me voyaient pas bouger. Mais grâce à la musique d' aphex twin, je pouvais apprécier des bruits du quotidien devenus industriel. Je pourrais même grâce à ce disque rester écouter le bruit du vent et décréter qu'il s' agit là de la plus belle musique qui soit, c'est dire.

Un disque unique dont on ne sort pas indemme.

et hop une page très documentée sur l'aphex pour les curieux...

Posté par Nio Lynes à 17:11 - Electronica couillue - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Peter Gabriel : So (1986)

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Peter Gabriel : SO - Virgin/Charisma records (1986)

Après 4 albums sans titres (un peu comme Led Zep') et juste la description de la pochette pour les reconnaître (I : "Car" avec la voiture bleue, II : "Scratch" car Peter s'y déchire le visage, III : "Melt" car son visage fond, IV : "security" parce que le bonhomme dessus y fait peur), Peter prénomme donc en 1986 son 5e effort en solo : "SO" et c'est un nouveau virage qui est pris, assurément.

Nouveau virage car le bonhomme donne un titre (et son visage ne subit aucune altération contrairement aux précédents album. On peut donc en déduire que cet album est tout aussi personnel que les autres). Certes un titre court comme le seront tous les autres albums par la suite, j' ai nommé "US" (1992), "OVO" (1997), "UP" (2002), mais un titre quand même. Ensuite l' imagerie du bonhomme. Déjà au sein de Genesis, il avait une manie en commun avec un certain Bowie à la même époque, ce besoin de s' habiller n' importe comment sur scène juste pour épater ou souligner l'univers graphique de la musique, ce qui je l' avoue était déjà pas si mal. Là, ce seront --grande première !-- les clips qui subiront un lavage aux crayons de couleurs pour être les plus inventifs et colorés possible, et ça marche du tonnerre. Comment ne pas oublier "Sledgehammer" et ses poulets qui gigotent en pâte à modeler ? Bien avant celà, il y avait déjà eu des clips de Peter Gabriel mais ni "Solsbury Hill", ni "Zaar" n' avaient cette constante frénétique inventive du changement.

Et puis il y a la musique. Beaucoup ont trouvé que cet album était une trahison car l' ami Peter y sonnait plus "commercial" qu' avant. Plus commercial, non, il suffit de réfléchir aux parole et d' apprécier tout l' album en son entier comme un mélomane ou un amoureux de la musique et non pas quelques clips tirés sur le volet. Plus ouvert, oui. Passionné de world music, Peter ouvre sa musique aux nouvelles influences, invite Youssou n' Dour (pour lequel d' ailleurs il contribuera beaucoup à le faire découvrir en Europe et aux U.S.A) sur "In your eyes" et créera le label de world music de Virgin : Realworld. Et les morceaux de cet album sont loin d' être une simple pop-FM préformatée pour MTV je vous assure, d' ailleurs y'a pas tous ces foutus synthés clinquant des 80's c'est dire. "Red Rain" au texte sombre et son final vocal est toujours aussi sublime, "sledgehammer" reste toujours aussi funk et trippant, "don't give up" en duo avec Kate Bush suffira à remonter le moral à plus d'un. Et "Mercy Street" tout en synthé et flûte est de ces perles qui s' écoutent le soir devant le soleil couchant tellement les images sont fortes dans ce morceau crépusculaire d'ailleurs dédié à la romancière Ann Sexton.

Un album sublime à la fois facile d' accès et difficile, écoutable à l'infini et à la texture musicale inépuisable. Un ami de tous les instants.

Posté par Nio Lynes à 13:22 - pop sucrée - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 février 2006

Phantasy Star Online ost (2000)

couvs


Pourquoi cette bande originale et pas une autre ? Parce que par simple crise d' égocentrisme ( Oui, c'est mon blog, j' aurais tendance à l' oublier il paraît...), celle là a accompagné des rêves et des espoirs.
Elle a ouvert d' innombrables portes et idées à des milliers, millions de joueurs de jeux vidéos et quelque part au fond de ces joueurs, la flamme ne s' est pas éteinte. Même sans avoir joué au jeu vidéo, on ne peut qu' être surpris, à l' image des morceaux de Skies of Arcadia ost (ou Eternal Arcadia m'enfin, c'est pareil), par la qualité qui se dégage des pistes. Pas des bleeps de pixels musicaux non, mais du beau travail de synthétiseur (et parfois des arrangements de cuivres magnifiques) qui laisseraient plus d' un Vangelis sur les fesses. Et encore, je cite le monsieur mais c'est juste pour donner un quelconque référent auquel se rattacher pour se faire pourtant une vague idée tant les morceaux de cette B.O (ainsi que sa suite "Sounds of Ragol Odyssey" regroupant les morceaux manquant en plus des nouveaux morceaux de la version game cube) surpassent largement le compositeur en maîtrise et en richesse. Il n' y a qu' a écouter la grandeur lente de retenue et de majesté de "Codes of silence", la beauté bucolique de "Mother earth of dishonesty part 1", la plongée intime de "A song for eternal story" (bon sang, ces titres, vous avez vu ces titres ???), le cloisonnement claustrophobique et spéléologique de "The kink in the wind and the way part 1" (De l' ambiant qui fait rêver doucement...), la tristesse infinie de "After the story part 2", les ténèbres inquiétantes de "Revolution to the origin part 1" sans oublier les clouants thèmes d' ouverture ("the whole new world") et de fermeture ("Can still see the light" que vous pouvez écouter sur ce radioblog) qui arriveraient à nous faire croire qu' on peut faire mieux que John Williams dans le domaine du spectaculaire juste en proposant une musique d' immersion qui joue sur une rare palette d' émotions.

Posté par Nio Lynes à 01:11 - Original soundtracks... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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