26 mars 2006
Zero 7 : simple things (2001)

Zero 7 : Simple things - (Ultimate dilemma/Pias) -2001
Ok la pochette de mon disque est un peu cradingue mais si je l'avais retouché sur photoshop, elle aurait été certes plus blanche mais terne au niveau des rares couleurs mais là n'est pas la question.
La question, c'est : "Que se passe t-il quand des anglais fans de Air (en particulier les albums "Premiers symptômes" et "Moon Safari") décident de créer leur musique planante, légerement soul et bien inspiré de celui-ci ?
Et bien ça donne un disque différent mais qui ose et réussit le pari d' aller plus loin que "Moon Safari". Et en effet ce disque est incroyable.
C'est une bulle qui nous enserre et nous coupe du monde moderne. Une incroyable bulle nous faisant évoluer dans une langueur et une allégresse alors presqu' inexistante sur Terre. Il faut le voir l' écouter pour le croire tant celà en est fondamental. Dès la première écoute, vos oreilles, votre perception même s' en trouvent modifiée. Encore un nouveau compagnon de route, un disque qui se révèle indispensable au écoutes.
J' en suis tellement tombé amoureux que je ne peut pas le décrire, juste vous conseiller de l' avoir à tout prix.
C'est grave docteur ?
David Crosby : If i could only remember my name... (1971)

David Crosby : If i could only remember my name... - (Atlantic/Warner - 1971)
Ce disque est incroyable, une pépite lumineuse sur laquelle il convient de s' attarder précieusement afin de l' écouter religieusement.
Unique disque solo d' un Crosby sombrant alors lentement dans l' acide, c'est aussi un sublime relevé crépusculaire des illusions hippies disparaissant, à l' image du coucher de soleil ornant la pochette et inscrit dans le visage d' un Crosby qu'on devine visiblement ailleurs (le titre l'annonce très bien il faut dire...) ce qui n' est pas heuresement le cas de sa musique, folk nerveux, rock à la fois lyrique et électrique tout en étant rêveur et nacré de voix. Les invités plus ou moins prestigieux se bousculent au portillon et l' on trouvera donc dans cette gifle magistrale Joni Mitchell, Graham Nash, Neil Young, Bill Crosby et encore une bonne dizaine pour 9 morceaux tous aussi étonnats les uns que les autres. Si "music is love" n' est qu'une illustration polie issue de Woodstock, on rentre dans le vif du sujet avec un "cowboy movie" nerveux et aussi brut qu' un "on the beach" ou "tonight's the night" du loner canadien sur 8 bonnes minutes. "Tamalpais high (At about 3)" semble issue d'un album d' America (en mieux !) et sur "Laughing", beau morceau d' errance, on décèle la patte du Neil Young (l'est inépuisable celui-là...) tandis que "Traction in the rain" et "Orléans" font plus ou moins référence à une musique moyen-âgeuse.
"What are their names" et "Song with no words (tree with no leaves)" enfin, semblent des rêveries planantes presque improvisées tandis que le dernier morceau impose des voix semblable au vent.
Ce n'est pas mentir de dire qu' avec ce disque, on a envie de se rouler un petit splif et s' envoler loin de toute la vaine agitation du monde, pour un au délà musical à frémir de plaisir et d' extase car ce disque se place d' emblée dès la première écoute comme un compagnon de route indispensable , un disque de chevet comme ceux de Nick Drake, Piers Faccini ou Neil Young.
Bref un disque indispensable pour tous les amateurs de bonne musique.