The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

26 avril 2006

Al di Meola : Elegant Gypsy (1976)

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Al Di Meola : Elegant Gypsy - CBS/Columbia (1976)

Qu' une telle fougue puisse encore survivre aux ravages du temps est la marque d'une véritable audace musicale sans faille. Rendez vous compte, là où certains albums de jazz-rock assez semblables (je pense par exemple au Mahavishnu orchestra de John Mc Laughlin que Di Meola croisera avec Paco De Lucia un soir à San Francisco pour un concert accoustique presqu' improvisé du tonnerre...) résistent mal aux ravages du temps pour ne fournir que des exercices et variations de styles certes intéressants (le rock progressif contient aussi de bonnes choses hein, arrêtons de taper dessus) mais trop intellectualisés pour être appréciables après une seule écoute, ici, l' album reste toujours aussi explosif et flamboyant que quand il est sorti et ce n'est pas pour dire : ma première écoute, donc découverte de Al Di Meola ne date seulement que de 3 à 4 ans, auprès d' anciens "rebelles rock syndicalistes" (pardonne moi Henri), bienveillants maîtres de stage qui voyant que je m' intéressait à tout, ne se firent pas prier pour me faire écouter le guitariste en question avec cet album.
Première écoute donc, et je manque de tomber à la renverse : la guitare de Di Meola, son style à la fois retenu et bondissant d' énergie et de vitalité, comme une danse, une sorte de flamenco électrique me subjuguèrent instantanément. Sans utiliser le sens religieux du terme, j' étais néanmoins converti.
Que dire de plus sur cet album qui n' ait pas été plus ou moins dit encore ? C' est pas du chlore, c'est pas la chlorophyle non, ce n'est pas du jazz ni du rock, une sorte de fusion irréprochable entre les deux, où la guitare (électrique ou accoustique, en témoigne la piste complexe Mediterranean Sundance avec deux guitares, que vous pouvez observer et écouter en vidéo ici.), l' orgue hammond (typique des 70's), la basse et la batterie se partagent les places sans non plus se crêper le chignon. Et bien sûr, au dessus plane Al Di Meola...

Sublime, énergisant, planant, mélancolique, parfait, indispensable à tous.

Oui je sais, ça en fait beaucoup des indispensables si on me lit, désolé...

Posté par Nio Lynes à 11:32 - Un commentaire a laisser ? [0] - Permalien [#]

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