29 avril 2006
Récapitulatif pochettes (4)
Encore un récapitulatif, histoire de ne pas s'y perdre, suivez le guide !
Chroniques récentes :
- Dierdre : One (2006)
- New Order : Low-life (1985)
- Al Di Meola : Elegant Gipsy (1976)
- Kate Bush : Aerial (2005)
- OMR : Superheroes crash (2006)
- Self made pochettes (4)
- Zero 7 : Simple things (2001)
- David Crosby : If i could only remember my name (1971)
- Pink Floyd : The division bell (1994)
- Aphex Twin : Selected Ambiant Works volume 2 (1992)
- Peter Gabriel : So (1986)
- Phantasy star online ost (2000)
- Last Exile ost 1
- Last Exile ost 2
- David Bowie : Heroes (1977)
- Björk : Vespertine (2001)
- Sigur Ros : ( ) (2002)
Récapitulatif pochettes 3
Récapitulatif pochettes 2
Récapitulatif pochettes 1
Dierdre : One (2006)

Dierdre : One - Six Degrees Records (2006)
Pochette mystérieuse et limite énigmatique, plongée dans le gris et le rouge pour ce premier album de la chanteuse du groupe électronique Ekova, Dierdre Dubois, qui se voit effectuer là des morceaux qui sont autant de pistes ouvertes dans des directions vers la musique électronique, la house, la world music, le classique, le jazz... Chaque morceau part donc dans une direction, tout en effectuant lui-même des détours sinueux. Vous me comprenez bien ? Oui ? Non ? C'est pas grave, suffit d' écouter pour s' en apercevoir.
Dierdre se sert de son instrument vocal pour moduler les chansons de l' intérieur, le reste ne pourrait être qu' accompagnement limite dépouillé parfois. Faux scratch, notes de synthés, batterie, rythme house et pop sur "Firefly" alors que la voix de Dierdre semble tantôt énervée, tantôt joueuse. Avec "Nights in white satin", on se croirait dans une compile Hotel Costes, des trucs comme ça alors que la voix semble s' inspirer du jazz. "A maid in Love", n' eut été la voix, on aurait cru à une électro-pop japonaise, troublant. "A way to love" lui, joue plus dans la cour du métal et hard rock mais façon électro tandis que "Waiting for spring" se base sur diverses inspirations jazz, world, électro, musique venue d' Inde... Et que dire de cette reprise de Noir Desir "Lolita nie en bloc" et ses violons qui rôdent et installent une tension permanente tandis que voix et rythmiques refluent.... Même si les morceaux partent dans toutes les directions, celà ne nous indique pas la suite de la direction musicale pour le prochain album, il n' empêche que pour un premier album, c'est un joli coup.
28 avril 2006
New Order : Low-life (1985)




New Order : Low-life - CentreDate/London Records/ Warner music (1985)
4 photos, représentant chacune un membre du groupe, en pleine introspection, le tout entouré d' un fin calque transparent, voilà la pochette. Comme des polaroïds dont on peut toujours changer le sens, libre à l' amateur de musique passionné de se faire sa propre pochette perso. Dernièrement j' ai appris que les réeditions récentes de cet album de New Order n' avaient plus qu' une seule pochette (la dernière photo) et que les autres photos constituaient maintenant un livret. Dommage.
Pour cet album, que je considère comme leur meilleur et le plus équilibré tant techniquement qu' émotionnellement, les 3 rescapés de Joy Division et Gillian Gilbert, l'unique membre féminin du groupe arrivent à créer l' album presque parfait du groupe : à la fois pur divertissement pour danser et taper des mains mais aussi morceaux grandement mélancoliques à écouter tranquillement. D' ailleurs mis à part "Face up" qui semble trop daté et rigolard pour qu'on ne lui apporte un peu de crédit, le reste n' a pas pris une ride et reste toujours aussi grandement jouissif. Le folk-dance-électro de Love vigilantes est toujours aussi planant que la pop dansante de The perfect kiss (un morceau culte..."'cause the perfect kiss is the kiss of death" diront ils en live) ou l' embryon punk Sunrise, reste d'une formation alors cold-wave, sans oublier l' instrumental magique et féerique Elegia, et puis Sooner than you think avec son intro toujours aussi formidable, tandis que Sub-culture donne toujours cette sublime impression d' écouter de la musique dans une église.
Un grand album de pop pour se reposer ou danser sur place qui n'a pas vieilli du tout.
26 avril 2006
Al di Meola : Elegant Gypsy (1976)

Al Di Meola : Elegant Gypsy - CBS/Columbia (1976)
Qu' une telle fougue puisse encore survivre aux ravages du temps est la marque d'une véritable audace musicale sans faille. Rendez vous compte, là où certains albums de jazz-rock assez semblables (je pense par exemple au Mahavishnu orchestra de John Mc Laughlin que Di Meola croisera avec Paco De Lucia un soir à San Francisco pour un concert accoustique presqu' improvisé du tonnerre...) résistent mal aux ravages du temps pour ne fournir que des exercices et variations de styles certes intéressants (le rock progressif contient aussi de bonnes choses hein, arrêtons de taper dessus) mais trop intellectualisés pour être appréciables après une seule écoute, ici, l' album reste toujours aussi explosif et flamboyant que quand il est sorti et ce n'est pas pour dire : ma première écoute, donc découverte de Al Di Meola ne date seulement que de 3 à 4 ans, auprès d' anciens "rebelles rock syndicalistes" (pardonne moi Henri), bienveillants maîtres de stage qui voyant que je m' intéressait à tout, ne se firent pas prier pour me faire écouter le guitariste en question avec cet album.
Première écoute donc, et je manque de tomber à la renverse : la guitare de Di Meola, son style à la fois retenu et bondissant d' énergie et de vitalité, comme une danse, une sorte de flamenco électrique me subjuguèrent instantanément. Sans utiliser le sens religieux du terme, j' étais néanmoins converti.
Que dire de plus sur cet album qui n' ait pas été plus ou moins dit encore ? C' est pas du chlore, c'est pas la chlorophyle non, ce n'est pas du jazz ni du rock, une sorte de fusion irréprochable entre les deux, où la guitare (électrique ou accoustique, en témoigne la piste complexe Mediterranean Sundance avec deux guitares, que vous pouvez observer et écouter en vidéo ici.), l' orgue hammond (typique des 70's), la basse et la batterie se partagent les places sans non plus se crêper le chignon. Et bien sûr, au dessus plane Al Di Meola...
Sublime, énergisant, planant, mélancolique, parfait, indispensable à tous.
Oui je sais, ça en fait beaucoup des indispensables si on me lit, désolé...
20 avril 2006
Kate Bush : Aerial (2005)

Kate Bush : Aerial - EMI (2005)
On croyait Kate Bush perdue à tout jamais, relique grâcieuse, géniale et légendaire d' années 80 pas terriblement follichonnes, Kate, la copine affolante charmante, séduisante, réconfortante de millions d' adolescents et jeunes et même d' amateurs de bonne musique pop, la parfaite voisine d' à côté, incroyablement plus humaine que toute une ribambelle de chanteuses sans foi ni loi (comprendre, chantant avec les pieds). D' ailleurs on l' avait laissée en 1992 avec un Red Shoes pas terrible, reprenant les codes et genres de ce qui avait fait le mythe Kate Bush, en moins bien hélas et voilà t'il pas que dans le courant des années 2000, le nom de Kate Bush commence à réapparaître lentement sur le net, timidement, puis prenant de plus en plus d' aisance. C' est sûr, en 2004, on commençait à se dire que Kate allait revenir. Chouette, mais allait ce seulement être bien ? On connaît le retour fracassant en come back de nombreuses légendes du rock : De gros pétards mouillés, des reformations uniquement pour l' argent (Les Pixies) ou un contrat a finir (Les Rollings Stones) et des fans qui, espérant au départ, se retrouvent déçus.
Alors ce nouveau Kate Bush ? Et bien Kate ne déçoit pas en ne faisant aucune concession, livrant son disque comme une véritable artiste du monde musical (ce qu' elle est, de plus), ou plutôt elle en livre deux, encore plus de bonheur pour tous !
Le premier disque semble un résumé du style Kate Bush, parfaite manière de relier ceux qui étaient restés aux disques de Kate des débuts 80 avec la gargantuesque et géniale oeuvre opérée sur le second disque.
Ce premier disque donc se compose de 7 chansons assez basiques, de la patte personnelle de Kate avec de grands moments. Certes, la jeune femme à vieilli, sa voix n' est plus aussi cinglante qu' autrefois mais elle y a encore plus gagné en maîtrise et mâturité, la preuve avec deux morceaux terriblement rêveurs et mélancoliques au piano et voix que sont "Mrs Bartolozzi" et "A coral room". Ailleurs, la tension règne en maître avec le sublimement planant "King of the mountain", le fascinant "Pi" et le tendre et moyen-âgeux "Bertie", dédié à son fils.
Le second disque lui est autre chose, radicalement différent dans sa forme, assez proche dans son fond (on est chez Kate Bush, n' oublions pas) et se propose en 9 pistes de décrire une journée du lever du soleil à la tombée de la nuit, le tout accompagné de chants d' oiseaux où vont parfois se superposer des voix humaines (!). On aurait pu craindre à un exercice de style rébarbatif, ennuyeux et lassant, c'est sans compter avec le perfectionnisme de la dame qui rend l' oeuvre toujours aussi fascinante avec les écoutes répétées. L' oeuvre est tellement riche qu' on découvre à chaque fois un petit quelque chose de nouveau... Et cette musique ! Cette musique !! Sans cesse ambiante et atmosphérique tout en proposant des rythmiques pop et des choeurs plus ou moins inspirées de différents univers musicaux parallèles : le jazz, la world music, le rock... Des progressions harmoniques, des ruptures, mais sans aucune brusquerie, tout respire la douceur et la tendresse, tout s' arrange pour venir lentement coulisser, avec une facilité déconcertante pour venir culminer sur deux moments d' intensités qui nous font retrouver certains frissons, "Nocturn" et "Aerial". Le disque fini on reste béa, on a envie de recommancer, alors on relance l' album dans la chaîne stéréo, parce qu'on a pas envie que ça s' arrête...
Ce disque est un chef d' oeuvre inclassable de bonheur indispensable.
OMR : Superheroes crash (2006)

OMR : Superheroes crash - FCM/UW/Discograph (2006)
Après un premier album éclectique et remarqué électronique aux influences gothiques, new-wave et cinématographique, les deux compères français récidivent deux ans plus tard avec cet album qui, oh surprise, propose cette fois un changement presque radical. Exit les pistes électroniques à chaque fois différentes, ici on a affait à de l' electro-pop-indie-new wave polie et carrée où chaque morceau à été soigneusement réfléchi. Une certaine homogéïnité qui leur permet d' inviter une guitare électrique (!), une batterie (!!), une basse (!!!), que des trucs absent du premier album qui vous transforme un groupe électro en groupe de rock électro. On pense beaucoup à Interpol (surtout le premier album) et Joy Division (dont Interpol se déclarait ouvertement descendant et où OMR avait adressé un énorme clin d' oeil cinématographique en diable dès le premier album avec la piste "the last"...) et c'est presque ça, si ce n' est le timbre planant, léger et éthéré de la chanteuse qui apporte ce qu'il faut de chaleur et de lyrisme. OMR, héritier (français) d' Interpol ? Pourqoi pas ? C'est devenue assez ressemblant sans pour autant toutefois perdre la patte personnelle au groupe alors que dire de plus si ce n'est que, ma foi, c'est tout aussi bon, on y revient assez souvent et l' album tourne assez régulièrement en boucle sur la platine...
Pourquoi vous priver alors ? :)
08 avril 2006
Self made pochettes (4)

première version d'une pochette de compilation de musiques électroniques. (© Nouilles - 2006)
Version finale de pochette de cette même compilation : Elektronikeyes. (© Nouilles - 2006)
Pochette de The Notwist : Neon Golden. (© Nouilles - 2002)
Pochette pour "Mutations" de Beck (© Nouilles - 2002)
Pochette pour "Rock Bottom" de Robert Wyatt (© Nouilles - 2006)
That's all folks ! A la prochaine pour d' autres pochettes faites main !