16 septembre 2006
Masters at work : Our time is coming (2001)

Masters at Work : Our time is coming - Tommy boy/Wagram. (2001)
De la house pour bouger son corps ici ? Ehhhh oui et de la bonne house, avec des invités d'honneurs au chant, venant d'un peu partout de l'underground (Patti Austin, Stephanie Mills, Roy Ayers....) pour une musique qui fera pivoter votre déhanché de 30° sur la gauche, vous faisant apercevoir de longilignes et séduisantes courbes féminines. A peine une pause et un martini-gin que vous reprennez la piste de danse, presque sans fin. Chacun des morceaux est doté d'une bonne rythmique à la batterie et d'une basse bien groovy, digne des meilleures productions soul auquel ce disque incroyable fait sans cesse des clins d'oeils, le summum étant sans doute atteint avec les 8 minutes 30 de bonheur du fabuleux "latin lover".
Un disque d'été qui donnera une pêche incroyable en toutes circonstances.
10 septembre 2006
Open your mind OST.

Eh oui, encore une réalisation de Kenji Kawai pour son compère Mamoru Oshii mais cette fois-ci ce n'est plus un film qu'il faut illustrer mais un moyen-métrage assez personnel du maître avec trois clips retraçant presqu'une synthèse des grandes étapes de la carrière du maître japonais mais avec un petit plus non négligeable qui fait partir l'univers d'Oshii vers des destinations jusqu'alors inconnues (les photos ci-dessous parlent d'elle-même...) et la musique de Kawai de suivre le même chemin ou presque.


Presque car à l'écoute de ce disque on comprend que les choses ne sont simples qu'en apparence. C'est bien simple, ce disque semble (tout comme pour Oshii) une synthèse du "style Kawai". Les choeurs de Ghost in the Shell et Innocence se retrouvent, évoluent, croisent la musique world, on a des synthés tout droit sortis de Patlabor 2 et des violons enjoués qu'on aurait pu mettre sur Avalon, mais l'on sent aussi une superbe utilisation des percussions, de pro-tools, et d'élèments rarement intervenus chez Kawai, notamment de la flûte ou du triangle.


Le disque peut au premier abord sembler très court il n'en est rien. Certes, il n'y a que quatre pistes audios, --l'équivalent d'un ep-- mais 3 de ses 4 pistes font en moyenne dans les 8 minutes et la richesse des 3 morceaux (le 4e, ne durant que 2 minutes est en fait une piste d'introduction) compense largement la durée. Et du fait que Kenji Kawai s'est surpassé et que ses morceaux sont à tomber à la renverse (vous croiriez avoir tout entendu du monsieur que ce disque à la fois "si proche de" semble pourtant totalement à part), on se repasse bien souvent le disque.


Un disque sublime pour un travail sublime.
05 septembre 2006
Maaya Sakamoto : Yuunagi LOOP (2005)

Dans certains moments, quand la mélancolie ou la déprime cèdent le pas au bonheur quotidien de l'existence du quidam moyen (celui qui en général ne se pose jamais de questions), il convient de ressortir les "bétonnières à bonheur musical". Pour certains ce sera les B-52, XTC, les Beatles ou les Beach Boys.
Moi, je me jette le plus souvent sur Yoko Kanno et Maaya Sakamoto et leurs sublimes musiques. D'ailleurs on dit souvent que les deux font la paire, Maaya composant, Yoko s'occupant des arrangements.
Et bien c'est fini les amis.
Surprise ! Pour ce 5e album officiel, Maaya Sakamoto s'occupe de tout, toute seule et se déniche une bande de musiciens et de collaborateurs alliés à même de pouvoir produire avec elle l'album (si, si, cette fois elle est à la production, cet album ne contient pas un gramme de Kanno) et les arrangements.
Et autre bonne surprise, malgré un petit temps d'adaptation (où l'on s'étonnera de ne pas retrouver de violons vintages, ni ce fameux "son étouffé" propre à tous les albums de la miss Kanno), l'album est suffisament bon pour posséder quelques classiques à même de figurer dans le panthéon des morceaux de la belle. Citons donc le doux, entraînant et sublime "Hello" (piste 1), les déroutants mais sympathiques "loop" (accords stoppés, notes qui surgissent d'on ne sait où...) ainsi que "Unison" (à ne pas confondre avec le titre d'une certaine Björk) que l'on visite presque comme dans une fête foraine, dans un grand 8 ou un tonnerre de Zeus, excitation et sentiments exaltés à fond, enfin n'oublions pas quelques "paprika" , "my favorite books", "Fuyu desu ka" (tiens des trompettes à la Earth, Wind and Fire....Plaisant) ou "wakaba".
Le premier album d'une longue non-collaboration entre Maaya et Yoko ? Une dispute ou un désaccord entre les deux demoiselles ? Un crêpage de chignon en coulisses ?
Il n'empêche que cet album est suffisamment bon pour dignement montrer une nouvelle orientation...

03 septembre 2006
Final Fantasy IV piano collections...

Allez, j'ose, c'est un bien bel objet que l'on a là.
Des morceaux sélectionnés avec goût parmi les principaux thèmes du jeu Final Fantasy IV et réarrangés au piano et avec une maîtrise qui laisse rêveur. D'une part, parce que piano oblige et uniquement piano, le son est d'une incroyable pureté. Ensuite parce qu'a bien des moments, l'influence des grands maîtres se fait sentir avec un bonheur rare. Si ce n'est pas Ravel qu'on croit discerner à une piste, c'est à Satie qu'on fait "coucou" de la main quand on ne croise pas Bartok et autres consorts.
A la base, Nobuo Uematsu est reconnu dans le monde du jeu vidéo comme principal compositeur des bandes originales des jeux Final Fantasy chez Squaresoft mais si ce monsieur est aussi grand, c'est parce qu'il a su insuffler une vie, une âme à des morceaux pourtant débutés sur synthé bontempi censés illustrer la traversée de quelques pixels en 4 couleurs. Exercice périlleux on en doute pas puisqu'en plus d'être l'illustration du jeu, la musique à sa vie propre à convoler dans notre tête par la suite quand ce n'est pas indépendemment du jeu sous la forme d'un compact-disc.
Et là, juste avec le rappel des grands maîtres classiques en filigranne, Uematsu et le pianiste donnent une largeur de sens, du vivant et du corps pour des morceaux qui s'écoutent sans même avoir joué au jeu.
Et qui nous font rêver....
Bref un pari gagné, et un disque de grande classe.
Le livret reprend la jaquette mais n'est plus argenté. Vertical et noir sur blanc.
