16 janvier 2007
Silent Hill 3 OST

Silent hill 3 original soundtrack
Dans les recoins glauques de l'univers Konami et surtout de la famille des soundtracks de Silent Hill, il y avait le père silencieux et inquiétant, dangereux (l'ost 1, industrielle, folle, en rupture de toutes marges. Dantesque. Effrayante); la mère, aux aguets, aquatique, au caractère brumeux (Silent hill ost 2, ambiant inquiétante, tour à tour magique, mélancolique et desespérée, atmosphère de rouille en suspension musicale...), il y a le fils.
Qui tient autant des deux, aussi bien papa que maman. On conserve le côté inquiétant en flottement (début ou fins de morceaux, "breeze -- in monochrome night" par exemple), on rajoute une mélancolie ambiant rythmée, le tout mélangée avec un fond de rock crasseux, oh surprise (avec un thème puissant à la carte, hymne génial qu'est "you're not here" -- d'ailleurs en écoute-- que Gans eut l'intelligence de mettre en générique de fin dans son film alors qu'ici on a le morceau d'office au début de l'album, piste 2). On obtient au final une fois de plus un disque formidable bourré de poésie noire comme on l'aime. Excellent.
Steve Hackett - Voyage of the Acolyte

Steve Hackett - Voyage of the Acolyte (1975 - Virgin records)
1975.
1975 et pour tout le monde après les énormes tournées live de "the lamb lies down on broadway", c'est la fin de Genesis : Peter Gabriel quitte le navire pour mener sa barque vers les flots de l'expérience en solo avec les vagues de la renommées qu'on lui connaît par la suite, tant musicalement que spectaculairement (les immenses concerts construits comme une fin en soi, les clips visuellement toujours inventifs). Il faut donc un héritier au groupe sous l'ombre énorme de Peter Banks, dont la puissance s'éclipsera au succès grandissant dans les 80's du batteur-chanteur du groupe, devenant ainsi la voix de cette période, Phil Collins.
Déjà Steve Hackett, le guitariste du groupe n'en peut plus : ses compositions sont soit abrégées depuis un bon moment soit il doit batailler pour imposer ses morceaux écrits seuls ou avec son frère contre le claviériste Banks. Il décide alors de sortir son premier album aidé de quelques amis dont les genesiens Phil Collins à la batterie/percussions (et chant sur la piste 5 - "the hermit") et Mike Rutherford à la basse, ainsi que son frère John à la flûte et harpe synthétique ou la vocaliste Sally Oldfield (dont je n'ai jamais su si elle était la soeur de l'autre) sur la piste finale, le majestueux "shadow of hierophant", peut-être la meilleure pièce, en tout cas la plus longue et majestueuse de cet album mélancolique où pointe une tristesse à fleur de peau qui préfigure de plusieurs mois en avance, le dernier grand chef d'oeuvre du Genesis dit "classique" (comprendre, avant la face comerciale inévitable des 80's), Wind and Wuthering...
Très bel album dont la pochette est signée Kim Poor, la compagne de notre guitariste.