The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

16 janvier 2007

Silent Hill 3 OST

yamaokatreeee

Silent hill 3 original soundtrack

Dans les recoins glauques de l'univers Konami et surtout de la famille des soundtracks de Silent Hill, il y avait le père silencieux et inquiétant, dangereux (l'ost 1, industrielle, folle, en rupture de toutes marges. Dantesque. Effrayante); la mère, aux aguets, aquatique, au caractère brumeux (Silent hill ost 2, ambiant inquiétante, tour à tour magique, mélancolique et desespérée, atmosphère de rouille en suspension musicale...), il y a le fils.

Qui tient autant des deux, aussi bien papa que maman. On conserve le côté inquiétant en flottement (début ou fins de morceaux, "breeze -- in monochrome night" par exemple), on rajoute une mélancolie ambiant rythmée, le tout mélangée avec un fond de rock crasseux, oh surprise (avec un thème puissant à la carte, hymne génial qu'est "you're not here" -- d'ailleurs en écoute-- que Gans eut l'intelligence de mettre en générique de fin dans son film alors qu'ici on a le morceau d'office au début de l'album, piste 2). On obtient au final une fois de plus un disque formidable bourré de poésie noire comme on l'aime. Excellent.


Posté par Nio Lynes à 22:48 - Original soundtracks... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Steve Hackett - Voyage of the Acolyte

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Steve Hackett - Voyage of the Acolyte (1975 - Virgin records)

1975.
1975 et pour tout le monde après les énormes tournées live de "the lamb lies down on broadway", c'est la fin de Genesis : Peter Gabriel quitte le navire pour mener sa barque vers les flots de l'expérience en solo avec les vagues de la renommées qu'on lui connaît par la suite, tant musicalement que spectaculairement (les immenses concerts construits comme une fin en soi, les clips visuellement toujours inventifs). Il faut donc un héritier au groupe sous l'ombre énorme de Peter Banks, dont la puissance s'éclipsera au succès grandissant dans les 80's du batteur-chanteur du groupe, devenant ainsi la voix de cette période, Phil Collins.

Déjà Steve Hackett, le guitariste du groupe n'en peut plus : ses compositions sont soit abrégées depuis un bon moment soit il doit batailler pour imposer ses morceaux écrits seuls ou avec son frère contre le claviériste Banks. Il décide alors de sortir son premier album aidé de quelques amis dont les genesiens Phil Collins à la batterie/percussions (et chant sur la piste 5 - "the hermit")  et Mike Rutherford à la basse, ainsi que son frère John à la flûte et harpe synthétique ou la vocaliste Sally Oldfield (dont je n'ai jamais su si elle était la soeur de l'autre) sur la piste finale, le majestueux "shadow of hierophant", peut-être la meilleure pièce, en tout cas la plus longue et majestueuse de cet album mélancolique où pointe une tristesse à fleur de peau qui préfigure de plusieurs mois en avance, le dernier grand chef d'oeuvre du Genesis dit "classique" (comprendre, avant la face comerciale inévitable des 80's), Wind and Wuthering...

Très bel album dont la pochette est signée Kim Poor, la compagne de notre guitariste.

Posté par Nio Lynes à 22:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2007

King Crimson : Red

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Après eux, l'apocalypse.

King Crimson - Red (Virgin - Discipline - 1974)


3e grand cycle du roi pourpre et dernier disque, le plus noir et expérimental des 70's, après la période lyrique (les 2 premiers albums) et le second cycle, jazz/musique de chambre, Red sort à titre posthume : Fripp excédé, ayant dissous le groupe quelques mois avant la sortie de ce vinyle, énervé des désaccords continuels au sein de sa créature, changements de personnel et départ d'un peu tout le monde sans oublier les pressions internes...

Red est donc l'album noir de fin, Fripp ne reformera le groupe qu'en 80 (pour une mouture très électronique mais ça c'est une autre histoire, tout aussi passionnante) et celà se sent d'ailleurs à l'écoute. Formidable chant du cygne, grunge sombre avec presque 20 ans d'avance.


Liste des pistes :

  • 1/ Red (6:16)
  • 2/ Fallen angel (6:03)
  • 3/ One more red nightmare (7:10)
  • 4/ Providence (8:10)
  • 5/ Starless (12:16)


1/ Red est un instrumental lourd, martial, agressif qui indique d'emblée la couleur de l'album. Mais curieusement le milieu du morceau laisse la guitare devenir brusquement aérienne comme un aigle menaçant qui survolerait sa proie.
A chaque fois que j'écoute Red, je pense à une musique de film d'horreur. Etonnant non ?

2/ Fallen Angel est sombre balade. Comprendre que c'est une chanson presque normale mais les paroles montrent bien que l'on reste sur ce chemin de l'obscurité : un gamin est tué le jour de ses 16 ans dans les rues de New-York. Comme anniversaire, on trouve plus gai, je vous l'accorde... O_o

Magnifique passage de guitare électrique vers 3 minutes.

3/ One more red nightmare...N'est pas une allusion au communisme. :)

En fait plus une critique de l'Américain bien pensant sur fond de rock-Jazz avec clapements de mains et la guitare de Fripp qui rôde toujours aux aguets. Un titre très groovy avec d'excellents morceaux de saxophone avec une fin qui n'est pas sans rappeler celle de "welcome to the machine" de Pink Floyd qui sortira un an plus tard.
Le Frippon reste en avance.

4/ Providence est un titre improvisé live (mais les sons du public ont étés gommés au mixage) et c'est le plus dur d'accès du groupe et curieusement il se rapproche assez des morceaux inquiétants de Silent hill (l'ost 1, la plus "hard"). Mon conseil ? L'écouter dans le noir pour vivre l'ambiance formidablement désenchantée de cette "introduction" à Starless, LE grand morceau du groupe.

5/ Starless.... Ok on y est, voilà le plus grand morceau du groupe, le plus noir, le plus jouissif mais pas le plus long (comparé aux 23 minutes de "lizard" sur l'album éponyme), en tout cas le meilleur.

Starless débute lentement, mélancoliquement, les 4 premières minutes, chantées sont le thème principal avant soudain d'embrayer sur une note de guitare électrique qui se répète lentement, dangereusement. Signal d'alarme. A cette note s'en glissent vicieusement d'autres pour former une suite qui monte d'accords en accords tandis que les percussions résonnent dans le noir comme des pieds qui cliquettent. Le morceau évolue lentement, de plus en plus, dévoilant une tempête qui gronde au fur et à mesure que les notes se rajoutent de plus en plus jusqu'au paroxysme.
Soudain tout se détraque, on bascule dans un chaos de rock-jazz qui va a 100 à l'heure presque joué sans filet, ralentit, puis se redétraque rapidement, presque improvisé avant de revenir brutalement au thème principal dans la dernière minute finale, mais où tous les instruments de l'album jouent (même le violoncelle de Providence), comme un adieu vibrant et déchirant......

Posté par Nio Lynes à 16:55 - Rock sombre - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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