The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

29 avril 2007

Maaya Sakamoto : Lucy

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Maaya Sakamoto - Lucy (2001)


D'accord, j'adore Maaya Sakamoto et je ne pouvais pas décemment louper et cet album, et cette pochette, assurémment l'une des plus belles de la miss. L'album par contre, venant peu de temps après le sublime "Dive" m'avait au départ un peu déçu.
Puis avec le temps je me suis laissé embarquer, car Yoko Kanno (arrangement et production) n'oublie pas sa petite protégée, créant avec elle une pop toujours aussi lyrique, enjouée, énergique et rêveuse.

Certains morceaux semblent issus de bandes originales et non seulement ça s'entend mais c'est en plus en partie vrai (même si celà ne gâche en rien la délicieuse musique de Maaya) puisqu'a la même époque, Maaya participe au doublage de la série animée Arjuna tout en composant des chansons pour cet animé (Yoko Kanno compose la B.O de la série aussi) donc... Lucy (l'instrumental qui donne son titre a cet album), Mameshiba (superbe morceau, peut-être le meilleur de l'album), Kuuki to hoshi semblent à la fois faire partie de l'album tout en étant venu d'ailleurs. D'ailleurs Kuuki to Hoshi est une reprise d'un des morceaux d'Arjuna mais dont le tempo a été ralenti et avec le chant de Maaya.

Alors un bel album qui pourtant pour moi semble déjà un peu du déjà vu ( le milieu de l'album bouge un peu moins) tout en restant très bon. Paradoxal. J'avoue aussi qu'un fana de légumes bleutés (private joke) m'ayant déjà envoyé un best-of de cette chanteuse et que de nombreux morceaux étant issus de cet album lui bouffaient un peu ses chances. Je vois pas trop d'explications pour expliquer en moi que je porte moins d'intérêt a cet album qu'aux autres de Maaya que j'écoute eux, en entier.

(pas taper Shu' ! :) )


Pour me faire pardonner, la vidéo de Mameshiba, l'un de mes morceaux préférés.

edit : Bon c'est pas Yuunagi Loop non plus mais je crois qu'on va devoir demander a Michel Gondry de faire une vidéo pour Maaya si ça continue... :)

Posté par Nio Lynes à 20:44 - pop sucrée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Klaus Schulze : Body love

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Klaus Schulze - Body love (Insideout - 1977)


J'aime bien la pochette, stylisée a souhait, d'ailleurs c'est un peu grâce a elle que je me suis lancé dans l'aventure Schulze (non, pas "papa Schulze") et découvrir a la suite tout un pan de la musique électronique des années 70 originaire d'Allemagne (comme quoi connaître "Kraftwerk" ne suffit pas).

En 1977, Schulze sort de la tournée harassante de son précédent disque "Moondawn" (un chef d'oeuvre de musique électronique des années 70, soit dit en passant. Ce qu'on s'accorde a nommer un "album culte", avis aux curieux) et vient de finaliser la B.O du film "Barracuda" (jamais entendu parler, quand au disque il n'est jamais sorti...étrange) quand il est abordé par le producteur allemand Manfred Menz à propos d'un réalisateur désireux d'utiliser sa musique et pas n'importe quel type de réal'.

Car Lasse Braun (rien a voir avec la marque d'électroménager) travaille dans le domaine du porno (ou plutôt j'appellerais ça de "l'érotisme débridé" si on compare avec le cinéma porno actuel) et s'est fait un nom en étant (historiquement, s'entend) le premier a aller exporter des films de ce genre dans la très prude Amérique. Le réalisateur, fana de la musique de Schulze avait alors essayé tant bien que mal d'utiliser la musique de celui-ci sur le montage de son film sans parvenir a quelque chose d'intéressant, les disques ("moondawn" et "timewind" utilisés étant pré-existants à l'univers du film et donc ayant leurs propres rythmes, leur propre logique.

La réaction de Schulze au premier abord est la suivante :


" (...) This led to a friendship which lasts till today. Menz now lives in Malibu, California where i visited him a couple of years ago. Anyway, this guy calls me and asks if i would compose the score to a porn movie. I said "Porn ? Nah, i don't do that kind of thing."


Le refus est donc catégorique mais peu de temps après, Klaus apprend que Braun avait déjà essayé vainement de la musique pop avant d'essayer de placer des extraits de ses albums. Intrigué, il demande donc a voir le film de Braun en montage avec Menz et sa petite amie française de l'époque, Blanche, a qui il dédie un titre de l'album.


" (...) We watched the movie and thought "well, it's really not too bad !" Besides, there wasn't too much dialogue in it so you could let the music run throught it all way. Therefore i didn't need to write two minutes here, three minutes there until the next piece of dialogue or sound effect occured. I had the opportunity of delivering a genuine composition."


Schulze a donc les pleins pouvoirs sur la bande son, du moment que sa musique planante (parfois plus facile a apprécier avec un joint, de l'herbe ou en étant vraiment pas fatigué :) ) s'accorde avec les images, libre de pouvoir bâtir ses longues pièces imposantes.

Au final ? Un trip sympathique (pour peu qu'on soit ouvert a la musique électronique des années 70 qui n'a que peu a voir avec celle d'aujourd'hui) où le musicien poursuit sur sa lancée d'une musique mélangeant solos de synthétiseur avec solos de batterie sur rythmiques séquentielles et nous donne un son "chaud" qui contraste avec ses autres oeuvres. Il paraît que le disque va aussi bien pour faire l'amour que l'écouter a tête reposée, encore faut il que votre compagne (ou compagnon) aime la musique électronique de Schulze...

Bref bon disque pour un musicien où le meilleur était encore a venir.




Pour plus d'infos sur Klaus Schulze ou ce disque, allez ici.
(les citations sont issues d'une entretien avec Shulze en 2005 lors de la remastérisation de ces disques chez InsideOut....)



Posté par Nio Lynes à 16:24 - Original soundtracks... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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