The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

30 mai 2007

Keren Ann - La disparition

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Keren Ann : La disparition

Je parlais déjà d'elle en ces colonnes ici...Cette fois l'occasion de remonter le temps : La disparition est son second album.

Bien avant l'épure folk de Nolita, La disparition, folk enrubanné et suave, tendait déjà en ce sens.
Second album donc, sous un second parrainage à la production de son compère Benjamin Biolay (qui fait aussi de sympathiques albums, très "gainsbouriens" soit-dit en passant), La disparition s'avère une plongée mélancolique à l'image de l'automne et de l'Hiver. Les chansons ne sont pas spécialement tristes non, mais elles peuvent vous prendre au coeur tel un poison insidieux indiquant l'arrivée de l'hiver...

Comme d'habitude avec la jeune chanteuse, on a droit a de sublimes perles qui la placent d'emblée bien loin devant d'autres compositrices de la scène française. Citons "la corde et les chaussons" basé sur un sample de guitare pour un morceau assez energique, le suave et délicieusement rêveur "Ailleurs" ainsi que "le sable mouvant" et "la disparition", dotés de sublimes choeurs issus de chorales.

Pendant longtemps, cet album fut mon préféré de Keren Ann...

...Avant d'être détrôné par la folk épurée de
Nolita mais ça c'est une autre histoire.

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25 mai 2007

Porcupine Tree - Stupid dream

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Porcupine Tree - Stupid Dream (1999)

"This morning i woke up and suck a lemon...."

Ah non c'est du Radiohead, excusez moi. Il n'empêche, cet album magnifique a mi chemin entre pop et rock lyrique eut la malchance de sortir après le "Ok computer" du quintette d'Oxford et avec moins de publicité et de communication que ces derniers. Wilson se vengera en changeant encore plus d'une fois le style du groupe par la suite donc (de rock prog', on est passé a rock-pop mélancolique avant un virage vers le hard-rock et le metal)...Et réussira a conserver d'anciens fans tout en en ayant de nouveaux.

Il faut dire que la musique du groupe reste accessible. Ici, l'influence majeure c'est le Pink Floyd, fusionné a des refrains et une technique mélodique imparable et finement cherchée où chaque son est une ambiance qui apporte véritablement à chaque chanson. On peut même entendre des bruits de respirations très Dark Vador sur le sublime "A smart Kid", c'est dire les recherches et idées qui foisonnent.

Un très bon album de rock. Très très bon.

edit : Grâce au Serial Joker (Atopia en liens a droite), vous pouvez écouter justement le délicieux "A smart Kid". Suivez le lien bande de petits gourmands...

Posté par Nio Lynes à 00:28 - Rock sombre - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

The chemical Brothers - Dig your own hole

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Second album des frères chimiques et dans la droite lignée de leur précédent travail. Une poignée de pistes pour danser, taper des mains, remuer le popotins et des clips déjà intéressants qui les distinguent de la masse (dont l'épique "electrobank" (ici la 3e piste) où l'on aperçoit un duel entre deux gymnaste, sur le point de rupture). Bien sûr ce n'est pas de la musique qu'on écouterait tous les jours, les "frères" n'en sont pas encore là, il faudra patienter et attendre leurs prochains albums, ici, tout n'est que chaos concassé et bruyant entre rock et rythme électroniques, ce qui finalement les a toujours fait remarquer de nombreux autres groupes (même si on pouvait a une époque les comparer par moments au rock-punkoïde de Prodigy)....Alors ce "ptit skeud", ça le fait ?
Pour danser mon frère, pour danser et là c'est le top entre potes.

Posté par Nio Lynes à 13:17 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2007

Vangelis - The city

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Vangelis - The city (1990)


Vangelis n'est pas qu'un compositeur de musique de film surdoué, il est avant tout un musicien autodidacte (il a appris à jouer du piano tout seul dès 4 ans...
O_o) qui évolua longtemps dans sa carrière dans la musique électronique un peu à part. "Compositions un peu new-âge, concepts-albums, musique qui purifie l'esprit"....En raison de son tempérament pacifiste et que ses morceaux étaient souvent une fusion de claviers moody avec parfois des instruments assez variés mais très souvent des morceaux calmes, on a trop vite rangé le père Vangelis dans la catégorie relaxation, un comble non ?

The city est un album concept dans le sens où Vangelis nous invite presque chamaniquement à capturer l'esprit d'une ville, à faire voyager notre âme dans une ville à la fois imaginaire et si proche de nous à l'écoute de chaque morceau. Tout y est pour prolonger l'immersion (bruits de pas, pièces de monnaies qui claquent sur le comptoir, moto qui démarre, paroles échangées (Roman Polanski et Emmanuelle Seignier qui parlent et font claquer leurs chaussures ! (*)), bruits de voyageurs à l'arrivée de la ville....Et au départ et nous offrir une agréable balade.





(*) mais si, mais si, je cite le livret :
Footsteps and voices by Roman Polanski and Emmanuele Seigner

Posté par Nio Lynes à 21:59 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Björk - Hyperballad

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Björk - Hyperballad (1995)

L'univers de Björk ne se limite pas bien sûr a ses seuls disques. Björk c'est aussi (et surtout ?) une image maîtrisée de bout en bout, dans ses clips, pochettes, tenues vestimentaires. Björk est la parfaite material girl telle qu'on pouvait le croire avec Madonna mais l'Islandaise est allée bien plus loin que celle-ci pour suivre une voie de non retour dans l'expérimentation sonore et visuelle tout en restant accessible au grand public (quoique Medullà...Mais bon, c'est autre chose ça...).

Avec ses disques sortent multitudes de petits albums, EP et remix en tous genre qui vivent leur vie séparée mais issus du même univers. En témoigne le morceau "Hyperballad" (peut-être l'un des plus beaux morceaux de l'album Post, en tout cas mon préféré. Curieusement il s'avère presque un brouillon qui annoncerait la sublime chanson "Joga" de Homogenic à bien y regarder) qui ici en plus de figurer dans une version plus ou moins normale mais raccourcie de l'album (le fameux "radio edit") se trouve agrémenté de 5 autres versions différentes, tour à tour planantes (le mix de Fluke), dansantes (le Tee's Freeze mix de Todd Terry pour soirée entre potes ou boîtes de nuit) voire....concassées et cassantes (le "stomp mix" de LFO) mais non moins intéressantes.

Les remix de Björk nous font découvrir une nouvelle facette des chansons, une autre vie à portée de mains disque. Bref c'est du tout bon.

Posté par Nio Lynes à 21:30 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mai 2007

Classement musicaux ?

Pour mieux s'y retrouver, j'ai mis à droite, au dessus des liens les différentes catégories musicales en restant toutefois dans une certaine subjectivité personnelle. Par exemple, peut on dire que Peter Gabriel fait de la "pop sucrée" ? Non. Mais ce n'est pas non plus essentiellement du "rock sombre" ou "torturé" ou "chaotique". En fait ça dépendra de la consonnance, du ton, de la couleur de l'album en lui-même et les 4 premiers albums solos de l'archange Gabriel seront par exemple plus classés dans une catégorie "rock sombre" ou "chaos torturé" qu'en pop sucrée. Sur ce blog, c'est plus une manière subjective et généraliste de classer les chroniques pour plus s'y retrouver qu'autre chose et non vouloir vraiment faire l'esthète chroniqueur qui pète plus haut que son cul en croyant s'y connaître en tout (ce que je ne suis pas vraiment au fond. Plus un passionné de musique assez ouvert cherchant a donner son avis qu'autre chose)...Ce qu'on peut voir parfois mais bon, après quel que soit le média, des goûts et des couleurs... :)

Posté par Nio Lynes à 18:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lou Reed : Metal machine music

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Lou Reed : Metal Machine Music


Oh le joli album inécoutable...qui s' écoute...Enfin pas non plus comme le ferait n'importe quel disque
.

Difficile de parler d'un album comme ça, un monstre.
4 pistes instrumentales de 15 minutes chacune où Reed lance un gros "fuck" à sa maison de disque d' alors, RCA qui publie contre sa volonté le "lou reed live". 4 pistes intenses d' un chaos sonore qui raviront les fanas de Sonic Youth, My Bloody Valentine et autres extrêmités sonores des plus étrangement expérimentales et feront fuir les autres, moins habitués aux bidouillages sonores qui vont loin, très loin.
Certains s' exclameront bien sûr "
que ce n'est pas de la musique, qu'il y a tromperie" et pourtant musique il y a mais il faut plus lui chercher des liens de parenté à l' industriel, au punk, au classique moderne et contemporain de Lygeti et Webern et tous les courants déviants qu' a une forme simple de musique basée sur la mélodie.

Avec ce disque, Reed rappelle qu'il a fait partie du Velvet Underground et comme pour le Velvet, de la souffrance de l' écoute naît la beauté. Du chaos océanique vaste et fumiste surgit le merveilleux, tout comme les disques que j' ai précité.
Ici, on dira : "la seule B.O du monde vu par les amibes", oui pourquoi pas aussi, je suis bien d'accord. gouuutte

Posté par Nio Lynes à 17:57 - Chaos torturé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2007

Final Fantasy IV Celtic Moon

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Final Fantasy IV Celtic Moon (1991)

Après les versions piano de musiques de soundtrack de jeu vidéo, passons à un autre challenge, la retranscription en musique celtique ! Il fallait oser et maître Nobuo Uematsu déjà en charge des bandes originales des autres Final Fantasy le fit avec un bonheur certain. Et nous voilà revenus aux Moyen-âge ou du moins à l'écoute, ce qui peut le plus s'en rapprocher.

Pour retrouver l'état d'esprit même de la musique celtique, le compositeur japonais n'hésite pas a partir enregistrer en Irlande en août 91 aux studios Starc de Dublin, peu de temps après la sortie du jeu éponyme sur super Nes (pas encore sorti en Europe néanmoins. Les Final Fantasy ne seront "redécouvert" au grand public qu'après la sortie et le succès du 7e volet sur playstation) et de sa B.O avec 8 musiciens originaires du pays pour finalement livrer une oeuvre toute en finesse et en subtilité, terriblement mélancolique (voire d'une tristesse lacrymale impressionnante si je voulais faire dans l'ironie) où tous les instruments du passé (aucun instrument "moderne" utilisant l'électricité comme la guitare électrique ou le synthétiseur ne sont utilisés) sont sollicités. De la flûte traversière à la harpe Irlandaise (?) en passant par les violons, le hautbois ou l'accordéon pour former une oeuvre belle et homogène.

Je n'écoute pas souvent ce disque mais quand je le fais, c'est dans l'état d'esprit même d'où il a été conçu et avec un bonheur certain.

Posté par Nio Lynes à 15:53 - Original soundtracks... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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