The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

02 février 2009

Philip Glass : Orion

glassorion

Philip Glass : Orion (2004)

Ce blog sans du Philip Glass, c'était plus un blog digne de ce nom, non mais ! Qu'est-ce qu'Orion ? Une constellation. Un projet. Une alliance. De même qu'on peut tracer les étoiles en les reliant par traits dans la galaxie, la musique de Glass sera le trait d'union entre de multiples pays pour l' ouverture des jeux olympiques d'Athènes en 2004.

A cette occasion, le compositeur New-Yorkais qui a déjà une sévère expérience prolifique (Depuis les années 70, Glass publie 4 à 5 oeuvres par an) et un style inimitable (minimalisme jusqu'en 1973/1974 lors du "Music in twelve parts", répétitif et lyrique jusqu'a aujourd'hui) en profite pour créer des morceaux où ce sont les instruments qui symboliseront à chaque fois un pays. On trouve donc, répartis sur 2 disques, des pistes dédiées entres autres à l' Australie (avec un didgeridoo et des percussions omniprésentes), la Chine (avec l'utilisation du pipa, cette guitare typiquement asiatique) ou l'Inde (utilisation de la Sitar jouée par Gaurav Mazumdar dans une composition coécrite par Glass et Ravi Shankar --les deux avaient déjà collaborés ensemble sur "Passages" (1990). Glass considère Ravi Shankar comme son mentor, ni plus ni moins). Le dernier morceau, dédié à la Grèce reprend en hommage, tous les instrumentistes des autres pays et autres chansons pour un final majestueux.

Ce qui est fascinant, c'est qu'a quelques menus défauts (j'y viens après), on retrouve le style répétitif et en boucle de Glass, intact mais fusionnant avec de nouvelles sonorités d'autres pays. On retrouve tellement le style de Glass que l'on pourrait craindre parfois un peu de déjà vu. Dans son morceau dédié au Brésil, on croirait presqu'entendre la structure d'un des morceaux du Heroes de Bowie que Glass avait repris en hommage en 1996. Quand à Canada, sa première partie sonne ouvertement comme de la musique classique pure qui renvoit nettement à des compositeurs comme Rimski Korsakov/Moussorgski ou Grieg, à tel point qu'on est assez déboussolés (la seconde partie revient au violoncelle dans du pur Glass par contre -- inspiration écossaise et pour cause puisqu'il fait référence à la Nouvelle Ecosse précisément comme partie du Canada, endroit où il vit dorénavant avec sa compagne Wendy Sutter).

Mais malgré ces menues broutilles, on se rend compte avec le recul qu'on est en présence d'une oeuvre originale et certainement majeure du maître.

Posté par Nio Lynes à 11:20 - Classique contemporain - Un commentaire a laisser ? [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire