The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

15 février 2009

Al Di Meola : Splendido Hotel

splendido

Al Di Meola : Splendido Hotel (1980 - Sony/Columbia)

Les premiers Al Di Meola ont tous cette espèce de fougue dynamique où la guitare accoustique ou électrique fonce tête baissée, laissant souvent quasiment tous les instruments à la traîne, ce nouvel album n'échappe pas à la règle si ce n'est que pour la première fois, Di Meola ralentit sensiblement le rythme, sans pour autant perdre en énergie.

Ainsi le premier morceau, "Alien chase on Arabian Desert" est typiquement du Di Meola : un rythme lent qui s'accélère progressivement pour parfois faire preuve d'une espèce de rage de vivre typique du bonhomme (Di Meola le surdoué à sorti son premier album a 19 ans avec un style déjà là depuis le début. De son aveux, il voulait devenir le plus grand guitariste quand il était ado. Pour beaucoup, il a atteint ce but...). Mais ce qui surprend là, ce sont les quelques notes de synthétiseur qui permettent une écriture plus cinématique du morceau qui, en 9 minutes, prend une certaine ampleur. On retrouvera le synthé à de rares moments sans que celui-ci ne prenne (heuresement ici) trop de place.

Musicalement, la guitare accoustique et des morceaux plus apaisés dominent sensiblement. Le guitariste livre des hommages au Tango ("Two to tango" juste composé pour guitare et piano, fabuleuse et... trop courte) ainsi qu'au Flamenco. Di Meola se risque même à faire du chant sur "I can tell", sublime morceau qu'on jurerait issu des meilleurs Santana (ce qui n'est pas rien). Sur "Roller Jubilee" (ZE morceau qui met de bonne humeur), il en profite pour faire une composition en boucle, presque disco (y'a quand même des marimbas !) et tente même une composition assez orchestrale pour "Isfahan", pour le coup, un peu ennuyeuse. Car le style du guitariste est de s'échapper des carcans et non de s'enfermer dans un cadre qui perd en spontanéïté et raffermit ses cordes si fluides.

D'un certain point de vue, cet album marque lentement le tournant de Di Meola qui ralentira de plus en plus ces compositions fougueuses pour arriver à une certaine sérénité jazz-rock sans heuresement perdre de son inimitable style à la guitare. Mais c'est encore très bon. Un album à acquérir pour les fans et les curieux assurément.




Slurp.

Posté par Nio Lynes à 12:39 - Un commentaire a laisser ? [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire