The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

30 mai 2007

Keren Ann - La disparition

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Keren Ann : La disparition

Je parlais déjà d'elle en ces colonnes ici...Cette fois l'occasion de remonter le temps : La disparition est son second album.

Bien avant l'épure folk de Nolita, La disparition, folk enrubanné et suave, tendait déjà en ce sens.
Second album donc, sous un second parrainage à la production de son compère Benjamin Biolay (qui fait aussi de sympathiques albums, très "gainsbouriens" soit-dit en passant), La disparition s'avère une plongée mélancolique à l'image de l'automne et de l'Hiver. Les chansons ne sont pas spécialement tristes non, mais elles peuvent vous prendre au coeur tel un poison insidieux indiquant l'arrivée de l'hiver...

Comme d'habitude avec la jeune chanteuse, on a droit a de sublimes perles qui la placent d'emblée bien loin devant d'autres compositrices de la scène française. Citons "la corde et les chaussons" basé sur un sample de guitare pour un morceau assez energique, le suave et délicieusement rêveur "Ailleurs" ainsi que "le sable mouvant" et "la disparition", dotés de sublimes choeurs issus de chorales.

Pendant longtemps, cet album fut mon préféré de Keren Ann...

...Avant d'être détrôné par la folk épurée de
Nolita mais ça c'est une autre histoire.

Posté par Nio Lynes à 15:20 - French sounds - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2005

Alain Bashung : L' imprudence (2002)

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Alain Bashung : L' imprudence - Barclay / Universal (2002)

Noir c'est noir.
Amis dépressif passez votre chemin, l' ami Bashung est allé jusqu' au bout de ses chemins, et contrallées déjà explorées avec Fantasie militaire (1999) et Chatterton (1994). Les jeux de mots et paroles poétiques et décalées sont toujours là mais les textes frappent par leur noirceur, les métaphores et vérités qui ne peuvent laisser que pantois à chaque écoute.
Et ceux qui ont déjà bien vécus tout au long de leur vies n' en seront que plus marqués.

Et la musique ? Le fond sonore est noir bien entendu. Arrangements de cordes, d' orchestre, guitares qui attendent prêtes à bondir, crasses et pianos presque à la Satie, soulignent bien l' errance crépusculaire de solitude de celui qu' on nomme l' empereur de la chanson française. Les pauses et semblants de valses (le "dimanche à Tchernobyl" apaisée et pourtant étrange jusqu' au fond de son âme) alternent avec tension et fils électriques ("Faites monter",  "L' irréel", "la ficelle") tandis qu' ailleurs le lyrisme ("faites monter", "je me dore", "mes bras") plane sur l' ensemble de l' album pour donner à celui ci toute sa parure desespérée.

Bashung est à la chanson française ce que Baudelaire est à la poésie : Un monstre génial de noirceur dans le firmament.

Tous les autres peuvent encore essayer de suivre L' empereur sur ses traces musicales mais ll faudra faire fort car son chemin à pris des hauteurs à travers des chemins accidentés, verglacés, couverts de piques, d' orties et de pentes abruptes, de falaises dangereuses.

Pour le dépasser, il faudra faire dans l' extrême tant au niveau des paroles que de la chanson, ce qui pour l' instant au vu de la musique française ne pourrait être réussi que par une mince poignée de jeunes prodiges parmi lesquels peut être Camille...


" Ecran total sur les pores de ma peau
écran total sur nos remords
que dire sinon s' enduire
de tous les crimes

J' ai vu le ciel tourner au violet
et les filles se faire aimer
la mort dans l' âme
c'est la chaleur humaine

Désormais je me dore
à tes rires
je me dore à tes nerfs
à la tyrannie du jour (...)"


Extrait de "Je me dore"

Posté par Nio Lynes à 14:46 - French sounds - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2005

Camille : Le fil (2005)

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Camille : le fil - SCPP/Virgin music (2005)

J' ai découvert Camille par le bouche à oreille comme beaucoup de gens même si j' avais bien aimé en écoute rapide son premier album, un peu bizarrement passé inaperçu faute à une presse incompétente à bien des égards. Vous savez, ce genre de presse qui continue de démolir le rock progressif alors que les années 70 sont finies depuis 30 ans ou qui n'en parle pas vraiment. C'est vrai quoi, écouter Yes ça fait honte chez le critique musical. M' en fout Yes j' aime bien. Et le métal aussi, l' électro et.... Camille aussi.

Pour moi, "le fil" a été la grosse baffe musicale de 2005 (avec le dernier Björk et en retard, Robert Wyatt et le dernier Bashung, "l'imprudence"), et celà grâce à une amie très chère. D' ailleurs vous pouvez écouter Camille chez elle, c' est y pas tout glop ça ? ^_^

Comment évoquer cet album ? Richesse musicale et paroles en français et anglais ? Simplicité, épuration de la musique ? Expérimentation, musique du monde ? Musique de femme enfant ou sentiments à fleurs de peau ? Lyrique et proche de nous ? C' est tout ça à la fois même si je que peut dire peut paraître cliché. Suivant le vécu de chacun, on ne pourra résister aux émotions et aux paroles, incroyablement graves ou décalées suivant les cas. Et tout ça, tout en déroulant un fil bourdonnant sur tout l' album. C' était risqué, c' est finalement génial.

En concert, la jeune femme se révèle bête de scène, invitant le public à chanter avec elle ("Vous"), voire taper des mains, jouer avec elle. Et il y a toujours ce fameux fil qui cette fois est perçu musicalement et visuellement. Non Camille en concert, ça n' a vraiment aucun défaut. Du grand spectacle, intéractif à la fois grand, puissant et intime. Un peu comme du Peter Gabriel, sauf qu' on comprend mieux les paroles... :)
Par contre le public parfois ne suit pas. Camille, fais pas attention aux Amiénois, ils avaient un peu trop mangé ce soir du 5 octobre. Nous on t' aime Camille.
Beh oui, si, si.

Album indispensable (et accessible à tous en plus).

Posté par Nio Lynes à 16:08 - French sounds - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2005

Skye : Impressionnable (2003)

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Skye : Impressionnable - naïve (2003)

Qui est Skye ?
Garçonne raté, la jeune femme embarque sa guitare, tisse des textes sur mélodies mi folk, mi pop avec une voix suave (soul ?) et une louche de serénité tout en manipulant presque tous les autres instruments avec une aisance formidable. On croirait à bien des moments se retrouver devant une Tracy Chapman à la française. Impressionnable elle ? Si c'est le cas, ne restons pas modestes trop longtemps, c'est un coup réussi pour un premier album de la première piste "Je traîne un peu dehors" à "Aloha" en passant par "manhattan" à "kilomètres", on parcourt du monde sur un voilier vers de suaves douces notes.
Mais qui est Skye ? Elle se cache derrière sa guitare, sa musique, même dans le Temps, sur le livret, elle nous échappe.
Juste un visage mystérieux.
En attendant d' en avoir plus, il nous reste sa musique à embarquer en voyage.
Vogue mon beau cd.

skyeportrait



Posté par Nio Lynes à 02:44 - French sounds - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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