The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

12 août 2006

Someday's dreamers OST

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Someday's dreamers OST

Il arrive parfois des achats qu'on fait au détour d'une envie ou d'un coup de coeur pour la pochette, sans même se douter de ce que sera la musique, ni même connaître la série dont elle est tirée. En voyant cette pochette, je me doutais bien sûr que ce ne serait pas du hard-rock ou du metal mais peut-être un truc assez doux, se rapprochant du folk.
C'était presque ça puisque la musique mélange allégrement folk calme avec racines celtiques et morceaux au piano seul ou au duo piano-violon. L'ensemble proposé est assez mélancolique, voire nostalgique, il n'y a pratiquement pas de rythmiques pour "bouger son corps" car fait intéressant, il n'y a pas même de batterie dans l'album (ou alors mixée très en dessous...) !
Le genre d'album a écouter dans les moments ensoleillés ou les moments de pluie qui tapent à la fenêtre comme peut-être aujourd'hui, tant sa douceur vous transporte ailleurs...

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La seconde pochette, sous le boîtier cartonné...

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24 juillet 2006

Steamboy OST

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Steamboy OST - Miya records (2004)

Le nouveau film de Katsuhiro Otomo a dû en surprendre plus d'un et l'on attendait pas vraiment le  génial réalisateur japonais aux commandes d'un film "Steampunk" se déroulant en grande partie dans la Londres de la fin du XIXe siècle. Et pour un film "européen", quoi de mieux qu'un compositeur --qui plus est fan d' AKIRA-- étranger au Japon (donc Occidental) qui soit à même de donner vie musicalement aux scènes du film ?

Steve Jablonsky donc (puisque c'est lui, sans fausse surprise, à moins que vous ne puissiez voir la pochette ce qui m'étonnerait un peu), retrousse ses manches et crée un score symphonique à la fois doux tout en puisant de grands moments de ténèbres et de désolation d'où surnagent de puissantes fulgurances ("the chase" en piste 2 par exemple) et des thèmes lyriques (le "Ray's theme" du générique de fin du film qui ici, semble un peu court...) propres à garder une formidable cohérence dans un album sombre, fait de rouages et de vapeur, d'éther et d'acier.

Une grande B.O pour ceux que le symphonique lyrique et grandiloquant n'éffraie pas.

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Perfect Blue OST

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(1999).

Perfect Blue est la B.O fascinante d'un film fascinant et comme illustration d'un film sur le basculement de la réalité dans un état proche de la schizophrénie, elle est parfaite. D'ailleurs, la B.O est schizophrène, oscillant à la limite de l'écoutable et de l' inécoutable; entre ambiant dégénérée et inquiétante et pop sucrée terriblement aguicheuse. Sans oublier bien sûr des choeurs désincarnés renversants, faisant diantrement penser à Ghost in the shell, le côté dérangé en plus : pour les pistes 5 et 9, on aurait laissé une chorale d'enfants cinglés chanter les mêmes lettres dans une église à l'abandon que ça n'aurait rien changé et l'on prend un plaisir bien masochiste mais tellement jouissif à naviguer dans une B.O bien plus sous-estimée qu'il n'y paraît.

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11 juin 2006

Dracula ost (1992)

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Dracula ost - Columbia/Sony (1992)

La pochette est immonde et reprend l'affiche du film, déjà pas terrible sous nos contrées mais qu'importe la musique est au top. Pourtant ce genre de commentaire de ma part laisse induire que je me pose des questions sur ce blog et son pseudo avenir. Faut il continuer à parler de disques forts aux pochettes attirantes et/ou intriguantes ou bien aborder tous les disques quels qu'ils soient malgré une pochette souvent bof-bof (voire très moche dans certains cas) donc démocratiser ce blog ?
J'avoue que je ne sais pas, il faudrait faire un sondage là dessus...

Maintenant, quelques mots sur ce disque. Restituer l'ambiance semi horrifique et romantique du livre de Bram Stocker était un pari osé que seul Nosfératu en 1921 (qui s'inspire ouvertement du livre de Stocker) avait jusqu'a présent réussi. En 1992, avec un courage incroyable, Francis Ford Coppola s'attèle pourtant à la tache et pour ma part, malgré quelques passages grands guignolesques et le fait que le film aurait dû être plus long, je trouve cette adaptation finalement assez réussie malgré tout le côté casse gueule que l'entreprise contenait.

La musique de Wojciech Kilar est l'illustration à la lettre du romanesque puissant qui défraye le film. A la fois sombre et baroque, chaque piste nous fait largement ressentir l'amertume et la fatalité du temps et de l'amour perdu. Kilar y est pour beaucoup dans l'ambiance fascinante qui imprègne le film et certaines pistes quand elles ne semblent pas issues d'un doux rêve sensuel et mystérieux ("Lucy's party" formidable), sont la parfaite image que l'on se fait d'un amour impossible à la Tristan et Iseulde ("Love remembered" décliné en plusieurs variantes tel "Mina/Dracula" ou le court "Mina's photo") ou  l'incarnation d'une chasse aux ténèbres inquiétante ("The beginning", "vampire hunters").

Bref la musique, véritablement sublime est indispensable à tout amateur de bandes originales et ce, malgré quelques défauts hélas qui viennent l'entacher de peu, notamment le fait que le son est mal mixé/enregistré et celà s'avère horripilant et énervant à l'écoute de morceaux pourtant essentiels tels que "the green mist","the ring of fire" --la poursuite finale ici presque inaudible arrrrrrg !--, ou le thème principal "Dracula - the beginning", l'ouverture flamboyante et tonitruante du film, qui ici semble enregistré en dessous de sa puissance incroyable à tel point qu'on est obligés de monter le volume.
Une excellente B.O donc mais mal servie par l'éditeur, aie aie...

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12 février 2006

Phantasy Star Online ost (2000)

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Pourquoi cette bande originale et pas une autre ? Parce que par simple crise d' égocentrisme ( Oui, c'est mon blog, j' aurais tendance à l' oublier il paraît...), celle là a accompagné des rêves et des espoirs.
Elle a ouvert d' innombrables portes et idées à des milliers, millions de joueurs de jeux vidéos et quelque part au fond de ces joueurs, la flamme ne s' est pas éteinte. Même sans avoir joué au jeu vidéo, on ne peut qu' être surpris, à l' image des morceaux de Skies of Arcadia ost (ou Eternal Arcadia m'enfin, c'est pareil), par la qualité qui se dégage des pistes. Pas des bleeps de pixels musicaux non, mais du beau travail de synthétiseur (et parfois des arrangements de cuivres magnifiques) qui laisseraient plus d' un Vangelis sur les fesses. Et encore, je cite le monsieur mais c'est juste pour donner un quelconque référent auquel se rattacher pour se faire pourtant une vague idée tant les morceaux de cette B.O (ainsi que sa suite "Sounds of Ragol Odyssey" regroupant les morceaux manquant en plus des nouveaux morceaux de la version game cube) surpassent largement le compositeur en maîtrise et en richesse. Il n' y a qu' a écouter la grandeur lente de retenue et de majesté de "Codes of silence", la beauté bucolique de "Mother earth of dishonesty part 1", la plongée intime de "A song for eternal story" (bon sang, ces titres, vous avez vu ces titres ???), le cloisonnement claustrophobique et spéléologique de "The kink in the wind and the way part 1" (De l' ambiant qui fait rêver doucement...), la tristesse infinie de "After the story part 2", les ténèbres inquiétantes de "Revolution to the origin part 1" sans oublier les clouants thèmes d' ouverture ("the whole new world") et de fermeture ("Can still see the light" que vous pouvez écouter sur ce radioblog) qui arriveraient à nous faire croire qu' on peut faire mieux que John Williams dans le domaine du spectaculaire juste en proposant une musique d' immersion qui joue sur une rare palette d' émotions.

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28 janvier 2006

Last Exile ost 1 et 2

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(Alion international records)

Deux jaquettes de deux cds pour une même série. La première s' opposant à la seconde dans ces choix colorés tant que musicalement. Ost 1, le portrait totalement sombre du personnage d' Alex Row tandis qu'en seconde ost, le gris et blanc du calme et posé Claus. Curieusement la première ost fait montre de pistes calmes, posés, folkloriques voire méditatives tandis que la seconde s' aventure dans des terrains sombres propices aux derniers épisodes de la série. Mais ce n' est pas une énième bande originale de série que nous avons là, oh que non. Et en général, les B.O de séries d' animation japonaise sont toujours crées avec un grand soin (qu'on se rappelle les sublimes morceaux composés par Yoko Kanno) et celle ci n' échappe pas à la règle. Composée par la Dolce Triade (un trio de 3 femmes) et pléthore d' invités aux autres instruments, la richesse est omniprésente même si après de nombreuses écoutes, des perles surgissent et là, les titres et évocations de morceaux que je vais énoncer vont sûrement plus parler aux fans et intéresssés de cette série qu' a ceux qui ne l' auraient pas vu mais si celà peut donner envie à quiconque pourquoi pas ? Allez y resservissez vous en gâteau, il est peu indigeste et toujours bien frais.

Dans la première ost, on notera l' insupportable (à mes oreille hein, je reste subjectif) thème de générique d'ouverture "Cloud age symphony" qui se révèle finalement agréable au gré des écoutes (comprendre, être en bonne forme). "A morning in Norkia" et "Workin' in the clouds", thèmes d'un folklore inconnu puisant son inspiration dans la musique de chambre et la musique celtique sont de grands morceaux étant suffisamment étés entendus dans la série pour passer d'un coup comme une lettre à la poste à l'oreille de l' auditeur, donc pas de grande nouveauté déstabilisante pour le fan de la série mais c'est toujours aussi agréable. Les pistes 7 et 8 sont sublimes par contre : "Cover stories" est un instrumental de guitare accoustique soutenu au saxophone donnant une certaine mélancolie proche des films noirs et soudain au beau milieu de la piste un virage à 90° s' opère et tout devient soudain lumineux comme une grande fête foraine éclairée de toutes parts tandis que "Flyin' to fly" est un morceau typique d'une course de vanships (petits "avions" biplaces) de la série : tendu, racé, carrément dans une intrumentation arabisante on jurerait qu'il pourrait être sorti d' un album "Kashmir" en solo de Jimmy Page. "Hello kitty girl" nous joue du Fantasia, beau mais lassant à la langue car jouant sur les contre temps sans pouvoir non plus donner un rythme précis. "Skywriting" est un morceau guimauve pop (que j' adore hélas oui) que n' auraient pas renié les Beach Boys voire certains groupe des années 70. "Silverna" et "Vanishing point" enfin reviennent sur le terrain de l' action pure et rappellent que la série est dotée de grandes séquences de courses/poursuites/chasse à elle seule......


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Dans la seconde ost, le premier morceau "Road to the light" fait immédiatement penser au jeu "Skies of arcadia", une des principales sources d' inspiration de la série. "Fleet of littleships" reste dans le thème des morceaux tendus de scènes d' action tout en revenant au folk celtique soutenu par violons, trompettes et percussions tandis que "Heavy cocoon" morceau martial guerrier orienté vers la victoire lui fait parfaitement suite. A ce niveau, on a l' impression que ça tourne à la grosse machine guerrière, la B.O huilée à la John Williams, et on a pas vraiment tort même si la claque du disque survient rapidement avec "Ground Stream". Indispensable, ce morceau régente la vie de l' équipage et (surtout) des devoirs d' Alex et Sophia et se présente comme une longue marche martiale de guerre mélancolique. Un hymne crépusculaire qui galvaniserait des troupes tout en en faisant fuir d' autres, à ce stade il est représentatif d' un combat presque perdu d' avance entre les humains et la Guilde toute puissante société extra terrestre. Et c'est beau, mais trop court (donc replay hein...). "Rays of hope" nous joue l' ost d' Hack Sign et on se sent un peu perdu là heuresement "malicious queen" réenfonce le clou et nous rammène dans la série. Noir, ce morceau rappelle que Delphine est une régente sans pitié avec ses sujets qui tire tous les fils et fait oublier presque le "i can see a heart" résucée Beach boys encore qui par contre ici ne prenait pas. "Ceremonius play" et "counter attack" nous ramènent à la guilde, la fin est proche. "Make advantage" lance une dernière fois un morceau d' héroïsme final en clin d' oeil aux "silverna" et "vanishing point" de l' ost 1 dont il reprend les thèmes en un peu plus puissant. Enfin "A stimulant" avec sa lente montée en puissance et "LAST EXILE" parachèvent en beauté la série. Le premier raconte l' éveil de l' Exile tandis que le second installe l' ambiance presque quasi religieuse liée à la redécouverte de ce gigantesque vaisseau.

Sublime série, sublime musique.



Au passage j'en profite tardivement (il est jamais trop tard) pour lancer une bonne année !!!!

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11 novembre 2005

Innocence OST (2004)

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Ghost in the shell 2 : Innocence ost (2004)

Faire mieux que la bande originale du premier Ghost in the Shell (toujours dirigé lui aussi comme le second par Mamoru Oshii) tout en faisant une partition qui en ait les mêmes accents, les mêmes sonorités... Une sorte de nouveau membre de la famille sans non plus que ce soit les thèmes du premier à peine réagencés, non. Enfin vous voyez le défi que devait porter sur ses épaules le compositeur, Kenji Kawai.

Ce défi, il le relève brillament en ajoutant d' incroyables nouveautés dans le travail sonore (plus poussé que le premier), une qualité formidable (écoutez le son dans le noir, volume aussi fort que si vous étiez dans une salle de cinéma, bonheur garanti !), des clins d' oeils à la fois reconnaissables et personnels au grand frère (Par exemple, la piste 10, longue de près de.... 10 minutes et illustrant l' assaut final du film sur le bateau abandonné fait tout aussi bien référence à "the doll house" (pistes 8 et 9) qu' au "floating museum" (piste 8 de la bande originale du premier ghost in the shell)) tout en ajoutant des petites friandises jusqu' ici rarement vues dans ses travaux sonores (mis à part la chanson pop du marché en 11e piste, bonus , sur la B.O de Ghost in the shell, premier du nom) comme cette chanson jazz suave "River of Crystals" (piste 4) ou le triste générique de fin "Follow me" (piste 12) qui reprend en filigranne le concerto d' Arranjuez de Miles Davis en y ajoutant une guitare japonaise accoustique (le Koto traditionnel aux geishas que Bowie utilisa un temps sur l' album "Heroes", en piste 8, le relaxant "Moss Garden"), des effets atmosphériques et la voix de Kimiko Itoh (chaleureuse sur River of Crystals, aussi triste qu'une certaine Nico ici...) pour survoler le tout.
Sans compter les thèmes ambiants parfois inquiétants chers à Kenji Kawai (pistes 1,3,6), les envolées lyriques (thème principal en pistes 2,7,10 et 11) et des pistes où notre cher maestro redouble de magie et de force là où on ne l' attendait pas ("The doll house part 1 et 2 en pistes 8 et 9 où Kawai fait du Elfman sans aucun problème et dépasse même ce dernier ainsi que "Attack the wakabayashi" (piste 5) où l' on retrouve une violence et une rage jusqu' ici vue que sur la B.O de Patlabor 3 du même Kawai.)...

Et pour terminer ma chronique sur ce disque indispensable aux mélomanes et cinéphiles de tous poils, une image intérieure de la jaquette, plus belle j' avoue que celle-ci. D' ailleurs ils auraient dû la prendre pour la mettre en couverture du livret, c' en est tellement beau.

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30 octobre 2005

Brazil OST....

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Brazil Original Soundtrack - Milan / ULM / Universal (1992)

La bande originale de Brazil à l' instar de celle de Blade Runner eut aussi des petits problèmes et ne fut donc retrouvée qu' en "intégralité" lors de sa sortie sur format compact disque (le film est de 1984, ce qui n' est pas un heureux hasard mais plus une coïncidence voulue de la part de ce sacré Gilliam en clin d' oeil au livre homonyme d' Orwell vu que Brazil dépeint aussi une certaine dictature).

L' affiche à de quoi faire rêver des millions de cinéphiles ou curieux, cet être, sorte de chevalier des temps modernes qui s' élance (s' échappe ?) d' un casier remplie de paperasses (le papier bureaucratique, plus que l' imbécilité des hommes est le véritable ennemi caché et abstrait qui parcourt le film. Les êtres ne sont que des outils, des noms qu' on peut signer ou rayer dans les contrats et autres feuilles...) vers la liberté.

La musique de Michael Kamen est parcourue d' un seul thème qui varie à plusieurs reprises (au moins plus de 10 versions) à partir du morceau titre de Ary Barroso (Brazil quoi...) pour donner soit une consistance de film noir policier (le saxophone y est pour beaucoup ^^) soit dans l' orchestral qui vire au tragique... Comme le film, véritable chef d' oeuvre à voir et revoir.

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