The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

20 juin 2007

Genesis - Duke

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Genesis - Duke (1980 - Virgin)

Si certains albums de Genesis ont toujours divisés et le public et les rock-critics sur le terrain du rock progressif ou de la pop, "Duke" peut au moins se targuer d'avoir su plaire à tous par son approche simplifiée et disons le tout de suite, sa musique attachante.

"Duke", c'est subjectivement, le dernier album de rock progressif pur du groupe. L'année d'après, excédé d'être traité de "groupe dinosaure" (ironiquement le terme est originairement de Robert Fripp mais ce dernier avait pris les devants sur de nombreux groupes en détruisant sa créature ("king crimson") dans un chant du cygne de 1974) et voulant entrer de plein pied dans des années 80 ultra commerciales, cyniques et friquées, le groupe montrera les dents en sortant le brûlot rock "Abacab", signant par là-même sa propre déchéance puisque la baudruche de Tony Banks (claviers), Phil Collins (chant + batterie) et Mike Rutherford (basse + guitare) se dégonflera lentement d'elle-même dans une musique calibrée FM au fil des ans. C'est d'ailleurs vers 80/81 que Phil Collins commence a prendre la carrière solo qu'on sait...

"Duke" est donc le dernier tressautement du groupe avant le grand plongeon des radios FM et avouons le, "Duke" est un bon album. Un très bon album même. Comme dit plus haut, le groupe simplifie sa musique et tente une approche plus facile. La suite "Duke" est fractionnée dès le début en 3 premières pistes et 2 pistes finales dont les fameux "Duke's travels" et "Duke's end", voyages sous contrôle dont on aurait pu croire à une improvisation tellement le groupe joue en plein accord avec lui-même. Outre sa petite histoire (la tradition du groupe) contée, ce qui fait le charme du disque, ce sont ses ballades simples et fragiles, ses  chansons rock qui n'en sont pas vraiment. A la lisière.

Et puis c'est aussi la dernière fois que la bande a Phil parvient à nous émouvoir...


Posté par Nio Lynes à 13:44 - pop sucrée - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2007

Solid state society

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Ghost in the shell : Stand alone complex - Solid state society.

Bon on s'assoit et on boit frais sinon on risque de ne pas s'y retrouver dans ce mic-mac. Au début il y eu un manga de Masamune Shirow brillament adapté en film d'animation adulte et métaphysique par Mamoru Oshii. Puis récement une série animée (Stand alone complex) s'inspirant de l'univers de Shirow mais aussi de ce qu'il pourrait y avoir eu avant le film de Oshii dont la fin, très "2001" imposait un point de non retour. Puis suite au succès de la série, il y eut "Solid state society", une poignée d'OAV (original animation Video, des mini séries ne sortant que sur k7 et dvd au Japon et nullement réalisées pour la télé donc bénéficiant de plus de moyens techniques et financiers dans la réalisation et surtout de très peu de contraintes, car pas de délais pour la télé...) explorant encore plus cet univers cybertechnique.

Du côté des compositeurs, celà varie aussi, les films de Oshii ayant Kenji Kawai a la musique (son compositeur attitré tout comme Hermann était celui de Hitchcock), les séries ayant un compositeur plus flexible, ou plutôt une compositrice, Yoko Kanno prodige surdouée de la musique depuis son plus jeune âge. Ici on ne change pas une recette qui gagne et Yoko Kanno retravaille son axe musical fixé pour la série et l'oav : electro-pop mélancolique et arrive avec un bonheur inégalé a nous sortir encore des compositions dont, si on reconnait le style Kanno entre mille, arrivent encore a nous émerveiller et nous faire rêver.

Car c'est celà au fond le style Kanno : une perle d'une richesse qui ne se démodera pas, du moins pas avant la fin de la musique, donc la fin de l'humanité. On peut dormir tranquille, on ne se lassera jamais de la musique de Yoko Kanno.

Merci mademoiselle Kanno pour continuer de nous bercer de mélodies à tomber a la renverse.

Posté par Nio Lynes à 01:55 - Original soundtracks... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juin 2007

Sigur Ros : Takk

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Sigur Ros : Takk - (2005)

Après leurs précédents disques, Agaetis Byrjun et le phénoménalement sombre et autiste ( ), les Islandais remettent le couvert avec "Takk". Mais en se tournant cette fois, surprise, vers l'accessibilité et des structures de chansons pop mais encore plus accessibles que Agaetis Byrjun. Et avec un son doté d'une qualité encore bien meilleure que leurs précédents disques.

Pourtant, Takk pêche justement de sa formule pop là où le groupe nous avait habitué a de l'imprévu, une science de la rupture, une magie toujours renouvelée et le fan s'aperçoit qu'il y a soudainement une "couille dans le potage". Sigur Ros fait du Sigur Ros mais cette fois-ci ça sent bizarrement le réchauffé et le déjà vu. De plus, ce disque vient après la baffe magistrale qu'était "( )". Sigur Ros a donc cette fois trouvé sa voie, sa maturité mais avec une trop grande facilité là où auparavant l'auditeur devait parfois faire un effort. Ici les titres s'enchaînent sans trop d'homogénéïté, sans risque.

Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, en l'occurence, cet album n'est pas mauvais, il est même pas mal mais après la baffe radicale de ( ), on ne peut qu'être un peu déçu. Mais bon, la musique reste toujours aussi belle, le packaging sublime et côté accessibilité, c'est justement peut-être par ce disque que je conseillerais de commencer la découverte du groupe...


sigurverso

Posté par Nio Lynes à 21:59 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2007

Keren Ann - La disparition

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Keren Ann : La disparition

Je parlais déjà d'elle en ces colonnes ici...Cette fois l'occasion de remonter le temps : La disparition est son second album.

Bien avant l'épure folk de Nolita, La disparition, folk enrubanné et suave, tendait déjà en ce sens.
Second album donc, sous un second parrainage à la production de son compère Benjamin Biolay (qui fait aussi de sympathiques albums, très "gainsbouriens" soit-dit en passant), La disparition s'avère une plongée mélancolique à l'image de l'automne et de l'Hiver. Les chansons ne sont pas spécialement tristes non, mais elles peuvent vous prendre au coeur tel un poison insidieux indiquant l'arrivée de l'hiver...

Comme d'habitude avec la jeune chanteuse, on a droit a de sublimes perles qui la placent d'emblée bien loin devant d'autres compositrices de la scène française. Citons "la corde et les chaussons" basé sur un sample de guitare pour un morceau assez energique, le suave et délicieusement rêveur "Ailleurs" ainsi que "le sable mouvant" et "la disparition", dotés de sublimes choeurs issus de chorales.

Pendant longtemps, cet album fut mon préféré de Keren Ann...

...Avant d'être détrôné par la folk épurée de
Nolita mais ça c'est une autre histoire.

Posté par Nio Lynes à 15:20 - French sounds - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2007

Porcupine Tree - Stupid dream

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Porcupine Tree - Stupid Dream (1999)

"This morning i woke up and suck a lemon...."

Ah non c'est du Radiohead, excusez moi. Il n'empêche, cet album magnifique a mi chemin entre pop et rock lyrique eut la malchance de sortir après le "Ok computer" du quintette d'Oxford et avec moins de publicité et de communication que ces derniers. Wilson se vengera en changeant encore plus d'une fois le style du groupe par la suite donc (de rock prog', on est passé a rock-pop mélancolique avant un virage vers le hard-rock et le metal)...Et réussira a conserver d'anciens fans tout en en ayant de nouveaux.

Il faut dire que la musique du groupe reste accessible. Ici, l'influence majeure c'est le Pink Floyd, fusionné a des refrains et une technique mélodique imparable et finement cherchée où chaque son est une ambiance qui apporte véritablement à chaque chanson. On peut même entendre des bruits de respirations très Dark Vador sur le sublime "A smart Kid", c'est dire les recherches et idées qui foisonnent.

Un très bon album de rock. Très très bon.

edit : Grâce au Serial Joker (Atopia en liens a droite), vous pouvez écouter justement le délicieux "A smart Kid". Suivez le lien bande de petits gourmands...

Posté par Nio Lynes à 00:28 - Rock sombre - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

The chemical Brothers - Dig your own hole

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Second album des frères chimiques et dans la droite lignée de leur précédent travail. Une poignée de pistes pour danser, taper des mains, remuer le popotins et des clips déjà intéressants qui les distinguent de la masse (dont l'épique "electrobank" (ici la 3e piste) où l'on aperçoit un duel entre deux gymnaste, sur le point de rupture). Bien sûr ce n'est pas de la musique qu'on écouterait tous les jours, les "frères" n'en sont pas encore là, il faudra patienter et attendre leurs prochains albums, ici, tout n'est que chaos concassé et bruyant entre rock et rythme électroniques, ce qui finalement les a toujours fait remarquer de nombreux autres groupes (même si on pouvait a une époque les comparer par moments au rock-punkoïde de Prodigy)....Alors ce "ptit skeud", ça le fait ?
Pour danser mon frère, pour danser et là c'est le top entre potes.

Posté par Nio Lynes à 13:17 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2007

Vangelis - The city

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Vangelis - The city (1990)


Vangelis n'est pas qu'un compositeur de musique de film surdoué, il est avant tout un musicien autodidacte (il a appris à jouer du piano tout seul dès 4 ans...
O_o) qui évolua longtemps dans sa carrière dans la musique électronique un peu à part. "Compositions un peu new-âge, concepts-albums, musique qui purifie l'esprit"....En raison de son tempérament pacifiste et que ses morceaux étaient souvent une fusion de claviers moody avec parfois des instruments assez variés mais très souvent des morceaux calmes, on a trop vite rangé le père Vangelis dans la catégorie relaxation, un comble non ?

The city est un album concept dans le sens où Vangelis nous invite presque chamaniquement à capturer l'esprit d'une ville, à faire voyager notre âme dans une ville à la fois imaginaire et si proche de nous à l'écoute de chaque morceau. Tout y est pour prolonger l'immersion (bruits de pas, pièces de monnaies qui claquent sur le comptoir, moto qui démarre, paroles échangées (Roman Polanski et Emmanuelle Seignier qui parlent et font claquer leurs chaussures ! (*)), bruits de voyageurs à l'arrivée de la ville....Et au départ et nous offrir une agréable balade.





(*) mais si, mais si, je cite le livret :
Footsteps and voices by Roman Polanski and Emmanuele Seigner

Posté par Nio Lynes à 21:59 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Björk - Hyperballad

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Björk - Hyperballad (1995)

L'univers de Björk ne se limite pas bien sûr a ses seuls disques. Björk c'est aussi (et surtout ?) une image maîtrisée de bout en bout, dans ses clips, pochettes, tenues vestimentaires. Björk est la parfaite material girl telle qu'on pouvait le croire avec Madonna mais l'Islandaise est allée bien plus loin que celle-ci pour suivre une voie de non retour dans l'expérimentation sonore et visuelle tout en restant accessible au grand public (quoique Medullà...Mais bon, c'est autre chose ça...).

Avec ses disques sortent multitudes de petits albums, EP et remix en tous genre qui vivent leur vie séparée mais issus du même univers. En témoigne le morceau "Hyperballad" (peut-être l'un des plus beaux morceaux de l'album Post, en tout cas mon préféré. Curieusement il s'avère presque un brouillon qui annoncerait la sublime chanson "Joga" de Homogenic à bien y regarder) qui ici en plus de figurer dans une version plus ou moins normale mais raccourcie de l'album (le fameux "radio edit") se trouve agrémenté de 5 autres versions différentes, tour à tour planantes (le mix de Fluke), dansantes (le Tee's Freeze mix de Todd Terry pour soirée entre potes ou boîtes de nuit) voire....concassées et cassantes (le "stomp mix" de LFO) mais non moins intéressantes.

Les remix de Björk nous font découvrir une nouvelle facette des chansons, une autre vie à portée de mains disque. Bref c'est du tout bon.

Posté par Nio Lynes à 21:30 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mai 2007

Classement musicaux ?

Pour mieux s'y retrouver, j'ai mis à droite, au dessus des liens les différentes catégories musicales en restant toutefois dans une certaine subjectivité personnelle. Par exemple, peut on dire que Peter Gabriel fait de la "pop sucrée" ? Non. Mais ce n'est pas non plus essentiellement du "rock sombre" ou "torturé" ou "chaotique". En fait ça dépendra de la consonnance, du ton, de la couleur de l'album en lui-même et les 4 premiers albums solos de l'archange Gabriel seront par exemple plus classés dans une catégorie "rock sombre" ou "chaos torturé" qu'en pop sucrée. Sur ce blog, c'est plus une manière subjective et généraliste de classer les chroniques pour plus s'y retrouver qu'autre chose et non vouloir vraiment faire l'esthète chroniqueur qui pète plus haut que son cul en croyant s'y connaître en tout (ce que je ne suis pas vraiment au fond. Plus un passionné de musique assez ouvert cherchant a donner son avis qu'autre chose)...Ce qu'on peut voir parfois mais bon, après quel que soit le média, des goûts et des couleurs... :)

Posté par Nio Lynes à 18:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lou Reed : Metal machine music

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Lou Reed : Metal Machine Music


Oh le joli album inécoutable...qui s' écoute...Enfin pas non plus comme le ferait n'importe quel disque
.

Difficile de parler d'un album comme ça, un monstre.
4 pistes instrumentales de 15 minutes chacune où Reed lance un gros "fuck" à sa maison de disque d' alors, RCA qui publie contre sa volonté le "lou reed live". 4 pistes intenses d' un chaos sonore qui raviront les fanas de Sonic Youth, My Bloody Valentine et autres extrêmités sonores des plus étrangement expérimentales et feront fuir les autres, moins habitués aux bidouillages sonores qui vont loin, très loin.
Certains s' exclameront bien sûr "
que ce n'est pas de la musique, qu'il y a tromperie" et pourtant musique il y a mais il faut plus lui chercher des liens de parenté à l' industriel, au punk, au classique moderne et contemporain de Lygeti et Webern et tous les courants déviants qu' a une forme simple de musique basée sur la mélodie.

Avec ce disque, Reed rappelle qu'il a fait partie du Velvet Underground et comme pour le Velvet, de la souffrance de l' écoute naît la beauté. Du chaos océanique vaste et fumiste surgit le merveilleux, tout comme les disques que j' ai précité.
Ici, on dira : "la seule B.O du monde vu par les amibes", oui pourquoi pas aussi, je suis bien d'accord. gouuutte

Posté par Nio Lynes à 17:57 - Chaos torturé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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