The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

17 février 2007

Récapitulatif pochettes (5)

Voici un nouveau récapitulatif des pochettes, groupes et artistes mentionnés ici avec en bas, les liens vers les anciens récapitulatifs...

Et voici les autres récapitulatifs, archives ambulantes de ce blog...

  1. Récapitulatif des disques chroniqués
  2. Récapitulatif des disques chroniqués 2.
  3. Récapitulatif des disques chroniqués 3.
  4. Récapitulatif des disques chroniqués 4.

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14 février 2007

Mise à jour !

De menues broutilles mais elles ont un peu d'importance....Déjà, il y a une horloge depuis quelques temps à droite ( ------------------>)

Ouais c'est un peu gadget, passons.

J'en profites pour rajouter des morceaux de musique chez Pink Floyd, Maaya Sakamoto, King Crimson etc...

Enjoy !!!

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16 janvier 2007

Silent Hill 3 OST

yamaokatreeee

Silent hill 3 original soundtrack

Dans les recoins glauques de l'univers Konami et surtout de la famille des soundtracks de Silent Hill, il y avait le père silencieux et inquiétant, dangereux (l'ost 1, industrielle, folle, en rupture de toutes marges. Dantesque. Effrayante); la mère, aux aguets, aquatique, au caractère brumeux (Silent hill ost 2, ambiant inquiétante, tour à tour magique, mélancolique et desespérée, atmosphère de rouille en suspension musicale...), il y a le fils.

Qui tient autant des deux, aussi bien papa que maman. On conserve le côté inquiétant en flottement (début ou fins de morceaux, "breeze -- in monochrome night" par exemple), on rajoute une mélancolie ambiant rythmée, le tout mélangée avec un fond de rock crasseux, oh surprise (avec un thème puissant à la carte, hymne génial qu'est "you're not here" -- d'ailleurs en écoute-- que Gans eut l'intelligence de mettre en générique de fin dans son film alors qu'ici on a le morceau d'office au début de l'album, piste 2). On obtient au final une fois de plus un disque formidable bourré de poésie noire comme on l'aime. Excellent.


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Steve Hackett - Voyage of the Acolyte

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Steve Hackett - Voyage of the Acolyte (1975 - Virgin records)

1975.
1975 et pour tout le monde après les énormes tournées live de "the lamb lies down on broadway", c'est la fin de Genesis : Peter Gabriel quitte le navire pour mener sa barque vers les flots de l'expérience en solo avec les vagues de la renommées qu'on lui connaît par la suite, tant musicalement que spectaculairement (les immenses concerts construits comme une fin en soi, les clips visuellement toujours inventifs). Il faut donc un héritier au groupe sous l'ombre énorme de Peter Banks, dont la puissance s'éclipsera au succès grandissant dans les 80's du batteur-chanteur du groupe, devenant ainsi la voix de cette période, Phil Collins.

Déjà Steve Hackett, le guitariste du groupe n'en peut plus : ses compositions sont soit abrégées depuis un bon moment soit il doit batailler pour imposer ses morceaux écrits seuls ou avec son frère contre le claviériste Banks. Il décide alors de sortir son premier album aidé de quelques amis dont les genesiens Phil Collins à la batterie/percussions (et chant sur la piste 5 - "the hermit")  et Mike Rutherford à la basse, ainsi que son frère John à la flûte et harpe synthétique ou la vocaliste Sally Oldfield (dont je n'ai jamais su si elle était la soeur de l'autre) sur la piste finale, le majestueux "shadow of hierophant", peut-être la meilleure pièce, en tout cas la plus longue et majestueuse de cet album mélancolique où pointe une tristesse à fleur de peau qui préfigure de plusieurs mois en avance, le dernier grand chef d'oeuvre du Genesis dit "classique" (comprendre, avant la face comerciale inévitable des 80's), Wind and Wuthering...

Très bel album dont la pochette est signée Kim Poor, la compagne de notre guitariste.

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02 janvier 2007

King Crimson : Red

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Après eux, l'apocalypse.

King Crimson - Red (Virgin - Discipline - 1974)


3e grand cycle du roi pourpre et dernier disque, le plus noir et expérimental des 70's, après la période lyrique (les 2 premiers albums) et le second cycle, jazz/musique de chambre, Red sort à titre posthume : Fripp excédé, ayant dissous le groupe quelques mois avant la sortie de ce vinyle, énervé des désaccords continuels au sein de sa créature, changements de personnel et départ d'un peu tout le monde sans oublier les pressions internes...

Red est donc l'album noir de fin, Fripp ne reformera le groupe qu'en 80 (pour une mouture très électronique mais ça c'est une autre histoire, tout aussi passionnante) et celà se sent d'ailleurs à l'écoute. Formidable chant du cygne, grunge sombre avec presque 20 ans d'avance.


Liste des pistes :

  • 1/ Red (6:16)
  • 2/ Fallen angel (6:03)
  • 3/ One more red nightmare (7:10)
  • 4/ Providence (8:10)
  • 5/ Starless (12:16)


1/ Red est un instrumental lourd, martial, agressif qui indique d'emblée la couleur de l'album. Mais curieusement le milieu du morceau laisse la guitare devenir brusquement aérienne comme un aigle menaçant qui survolerait sa proie.
A chaque fois que j'écoute Red, je pense à une musique de film d'horreur. Etonnant non ?

2/ Fallen Angel est sombre balade. Comprendre que c'est une chanson presque normale mais les paroles montrent bien que l'on reste sur ce chemin de l'obscurité : un gamin est tué le jour de ses 16 ans dans les rues de New-York. Comme anniversaire, on trouve plus gai, je vous l'accorde... O_o

Magnifique passage de guitare électrique vers 3 minutes.

3/ One more red nightmare...N'est pas une allusion au communisme. :)

En fait plus une critique de l'Américain bien pensant sur fond de rock-Jazz avec clapements de mains et la guitare de Fripp qui rôde toujours aux aguets. Un titre très groovy avec d'excellents morceaux de saxophone avec une fin qui n'est pas sans rappeler celle de "welcome to the machine" de Pink Floyd qui sortira un an plus tard.
Le Frippon reste en avance.

4/ Providence est un titre improvisé live (mais les sons du public ont étés gommés au mixage) et c'est le plus dur d'accès du groupe et curieusement il se rapproche assez des morceaux inquiétants de Silent hill (l'ost 1, la plus "hard"). Mon conseil ? L'écouter dans le noir pour vivre l'ambiance formidablement désenchantée de cette "introduction" à Starless, LE grand morceau du groupe.

5/ Starless.... Ok on y est, voilà le plus grand morceau du groupe, le plus noir, le plus jouissif mais pas le plus long (comparé aux 23 minutes de "lizard" sur l'album éponyme), en tout cas le meilleur.

Starless débute lentement, mélancoliquement, les 4 premières minutes, chantées sont le thème principal avant soudain d'embrayer sur une note de guitare électrique qui se répète lentement, dangereusement. Signal d'alarme. A cette note s'en glissent vicieusement d'autres pour former une suite qui monte d'accords en accords tandis que les percussions résonnent dans le noir comme des pieds qui cliquettent. Le morceau évolue lentement, de plus en plus, dévoilant une tempête qui gronde au fur et à mesure que les notes se rajoutent de plus en plus jusqu'au paroxysme.
Soudain tout se détraque, on bascule dans un chaos de rock-jazz qui va a 100 à l'heure presque joué sans filet, ralentit, puis se redétraque rapidement, presque improvisé avant de revenir brutalement au thème principal dans la dernière minute finale, mais où tous les instruments de l'album jouent (même le violoncelle de Providence), comme un adieu vibrant et déchirant......

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25 novembre 2006

The black mages II : the skies above

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The black mages II : The skies above (2005)

Nobuo Uematsu, grand compositeur de bandes originales pour Squaresoft (l'intégralité pratiquement des Final Fantasy) avait annoncé son départ progressif du poste de concepteur de bandes originales de jeux et de ce fait, se faisait de plus en plus en retrait (si il compose une grande partie des musiques de FF X, il n'en compose plus qu'une dizaine dans FF XI avant de terminer sur un FF XII où il ne fait que le thème principal "kiss me good bye". Le dernier morceau de Uematsu pour les Final Fantasy ?) sur la saga, ce qui ne l'empêcha pas de créer il y a quelques années un groupe de hard-rock (!), entouré de plusieurs compositeurs de jeux et animés dont des amis : The Black Mages et le concept en lui-même se retrouve des plus alléchants : Le groupe reprend essentiellement des musiques d'un peu tous les final fantasy avant de les retravailler en morceaux survoltés hard-rock avec forte influence des années 70. Deep Purple (je pense au live "made in japan") n'est pas loin et Uematsu s'occupe d'ailleurs de l'orgue et du synthé, comme pour marquer la filiation essentielle à tout fan de grosse guitares et musiques de jeux vidéos. On retrouve dans cet album des morceaux des Final Fantasy I, III, IV, VIII, IX et X ainsi qu'une composition inédite de groupe, préfigurant le prochain album qui sera lui, un double disque : d'un côté du Final Fantasy, de l'autre des compositions de groupe. Sortie prévue en 2007, ce qui nous laisse encore le temps de savourer ce sympathique album....

Posté par Nio Lynes à 18:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mise à jour ! (2)

J'ai commencé à mettre les B.Os de films, animés et jeux vidéos dans une section Original soundtracks, il n'y a plus qu'a explorer... Enjoy !

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18 novembre 2006

Tangerine Dream : Thief (1981)

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Tangerine Dream : Thief - (Virgin records - 1981)

Peu de temps après le départ de Klaus Krieger, les deux autres larrons du groupe allemand, Edgar Froese et Chris Franke engagent Peter Baumann et en soi même si ce dernier s'avère créatif, c'est déjà le début de la fin du groupe, Baumann privilégiant des expériences sonores plus commerciales qui plomberont le groupe au milieu des 80 jusqu'à aujourd'hui, lui donnant son statut de groupe trop vite classé en "musique pompière" par des critiques musicophiles plus agrégés pour des morceaux à vocation rock d'un format de 2 à 3 minutes qui n'ont pas vraiment envie de se mouiller les oreilles à une musique un tant soit peu sortant de sentiers mille fois rabattus...


A la fin des 70's, le groupe "électronique" (aussi surprenant soit-il, Tangerine Dream a commencé dans le rock avec des albums aussi sombres que "electronique meditation", "alpha centauri" ou "zeit" avant de prendre un tournant plus planant, un peu influencé par Pink Floyd) est encore grandement en pleine possession de ses moyens créatifs (en témoigne par exemple le superbe "Force Majeure" rêve planant, brut et inquiétant, joyau sombre et abrasif qui pourtant ouvre grand les yeux sur des plaines inédites) et est approché de plus en plus par les producteurs de films. La suite est plus ou moins connue, Tangerine Dream s'illustrera avec plus ou moins (en fait plus que moins) de succès aux bandes originales de films plus ou moins devenus cultes ("Sorcerer" de Friedkin, dont je fais une chronique ici, "The keep" de Michael Mann --film injustement maudit-- ou "Near Dark -- Aux frontières de l'aube" incroyable film de Vampires modernes par Kathryn Bigelow).


Thief n'échappe pas à la règle, il est la bande originale du "solitaire" de Michael Mann (après Miami Vice, y'a beaucoup de Mann ici je trouve :) ) et comme pour tous films de Mann il faut s'attendre à une certaine exigeance sonore du réalisateur pour ce qui est du travail sur le son, ça tombe bien Tangerine Dream livre là une composition lumineuse soulignant à merveille les images. Roulement de synthés, percus flottantes et guitares electrique jamais loin, le groupe en profite pour se citer aussi lui-même, en clin d'oeil à ses fans acharnés (les "hurlements de loups" que l'on entend en dernière piste, rappel justement des bruits entendus sur la 3e piste de "force majeure"). On pourra néanmoins trouver cet album plus faible que leurs compositions passées mais en regard de ce qui suivra, c'est quand même pas mal.

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10 octobre 2006

Scott Walker : The drift (2006)

driftwalker

Scott Walker - The Drift (4AD - 2006)

During the middle ages people
afflicted with the skin disease psoriasis
were known as the silver people
(Psoriasis)



Bienvenue chez David Lynch Scott Walker ! Nous l'avions quittés en 95 dans les abîmes ténébreux et bruitistes de Tilt et on le retrouve dans un monde parallèle fait de terreur et de ténèbres où la voix de crooner de Scott est l'unique fil rouge pour ne pas se perdre dans ce monde de bruits inquiétants, de pas qui résonnent, de morceaux de chair que l'on tape pour obtenir une rythmique adéquate, de résonnance dans le noir. D'ailleurs a bien des aspects, et je le dis pour ceux qui connaissent la bande son de Silent Hill 1 (le jeu, pas le film), The Drift s'en rapproche diablement tout en proposant un univers unique et personnel à la fois.

Et dans le noir, Scott nous parle des cosaques, nous murmure une histoire sur Mussolini et Clara, evoque le frère fantôme d'Elvis, le psoriasis, les infections, Milosevic et Srebrenica... On a vu plus gai, je vous l'accorde. D'ailleurs la teneur de l'album est noir sur toute la ligne dans un univers où très peu se sont risqués (Bashung, voire Akira Yamaoka)...

En un album de 10 chansons, Scott Engel Walker nous fait manger des ténèbres, en pleine gueule. La musique fait peur, qu'on soit dans le noir ou pas. C'est destructuré, halluciné, incompréhensible, terrifiant, bordélique. Et à la peur se mélange la fascination et déjà au prix de multiples et harassantes écoutes, on se sent chez soi, on est bien dans cet univers de putréfaction. Oui on y est bien.

Scott Walker vient de réinventer la musique de film d'horreur personnelle.


I' LL PUNCH A DONKEY ON THE STREETS OF GAILWAY !
(Jolson and Jones)

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16 septembre 2006

Masters at work : Our time is coming (2001)

mastersatworkeu

Masters at Work : Our time is coming - Tommy boy/Wagram. (2001)

De la house pour bouger son corps ici ? Ehhhh oui et de la bonne house, avec des invités d'honneurs au chant, venant d'un peu partout de l'underground (Patti Austin, Stephanie Mills, Roy Ayers....) pour une musique qui fera pivoter votre déhanché de 30° sur la gauche, vous faisant apercevoir de longilignes et séduisantes courbes féminines. A peine une pause et un martini-gin que vous reprennez la piste de danse, presque sans fin. Chacun des morceaux est doté d'une bonne rythmique à la batterie et d'une basse bien groovy, digne des meilleures productions soul auquel ce disque incroyable fait sans cesse des clins d'oeils, le summum étant sans doute atteint avec les 8 minutes 30 de bonheur  du fabuleux "latin lover".
Un disque d'été qui donnera une pêche incroyable en toutes circonstances.

The Record Store Cats

Posté par Nio Lynes à 17:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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