The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

02 juillet 2007

Récapitulatif pochettes (6)

Voici un nouveau récapitulatif des groupes et artistes mis récemment...

Une manière d'y retrouver ses petits quoi !

Voilà ! A plus pour d'autres recapitulatifs de disques...

Posté par Nio Lynes à 18:32 - recapitulatifs - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juillet 2007

My Bloody Valentine - Isn't Anything

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My Bloody Valentine - Isn't anything

Premier effort de la bande a Kevin Shields avant le monumental (et indépassable) Loveless, et déjà "Isn't anything" sonne tout sauf comme un brouillon même si l'album d'après sera un grand pas en avant. Déjà ici se posent les bases de la "noisy" --pourtant déjà bien instaurée par Sonic Youth mais contrairement à ses derniers, le groupe irlandais de Shields instaure des mélodies brouillées et addictives facilement mémorisables-- du groupe, un style qui s'essouflera aussi vite que le grunge mais donnera respectivement à de nombreux groupes des perles dans leurs domaines respectifs. D'ailleurs ici, à bien des égards, ça sonne clairement grunge pour des comptines finalement assez torturées et sadomaso ("sueisfine" par exemple). Les paroles ne sont pas en reste non plus parfois, dans un groupe et un style qui finalement prône le crépusculaire, l'essouflement et le refuge contre la fatigue et les désillusions de la vie.
On a beau dire et ça sonne comme une éternelle redite mais My bloody valentine c'est ça au fond : une musique où se réfugier et y rester presque perpétuellement.
Une fois qu'on y est, on est happé par des boucles et paysages sonores presques infinis.

Ce commentaire s'applique à "loveless" dans son ensemble même si ici surnagent déjà quelques morceaux de bravoures épatants tel "soft as snow (but warm inside)" où la voix reste le seul filet à se raccrocher face a des guitares plaintives et une batterie martiale et carrée échappée de la cold-wave (la chaleur en plus néanmoins) ou bien "Lose my breathe" où déjà le groupe expérimente un parfait mur sonore fait de collage divers et de saturations de 6 cordes.

Et finalement à l'écoute de cette musique, on comprend sa pochette, surexposée, dévorée de sa propre lumière, son incandescence qui trône dans ses replis, sa force et sa perte. Bien avant leur génial monument, le petit groupe irlandais était par cet album, déjà presque un grand.

valentinederrirere


Posté par Nio Lynes à 18:25 - Bidule experimental - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juin 2007

Björk - Volta

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Björk - Volta (2007)

C'est vraiment la première fois que ça m'arrive mais oui, pour moi, l'ancien fan de la chanteuse Islandaise, il n'y a qu'un seul mot qui pourrait presque sonner comme une insulte pour son incroyable talent à propos de ce disque. C'est un mot subjectif comme toutes mes chroniques et ce mot est : "déception".

Attention, ce n'est pas mauvais non et on sait que Björk sera toujours suffisamment au dessus de la masse mais voilà, on était en droit d'attendre peut-être plus de la chanteuse qui nous avait appris l'exigence avec son clouant "Homogenic", sa pop merveilleuse (quoique contrôlée) de "Post", la gifle de "Medulla". La dernière fois que j'avais pu être un tant soit peu déçu, c'était avec Vespertine qu'avec le temps j'ai apprivoisé pour découvrir là un album formidable, petit chef d'oeuvre intimiste et glacé n'ayant rien à envier à la rupture qu'était "Homogenic" sans non plus y ressembler. Pour "Medulla", je savais a quoi m'attendre et je pris lentement mon temps pour l'apprivoiser, lui, le rejeton dérangeant, entièrement réalisé avec la bouche (sauf un piano à un moment), avec ses envolées, son calme inquiétant, ses silences.

Et Volta ? Dès l'écoute de la première piste, "earth intruders", j'en frissonais pourtant de joie. Björk, tenter un rapprochement avec la musique World ? Chouette. Et comment ne pas s'extasier une fois de plus pour son goût de la mise en image ? Le clip est donc mis en boîte par l'un des spécialistes de l'animation française, Michel Ocelot (Kirikou, Azur et Asmar). Le packaging est une fois de plus intéressant : stickers et ouverture centrale pour un boîtier cartonné tout de rouge intense.

Pourtant plus l'album se déroule plus on écoute la musique avec attention pour se recroqueviller pépère. Pas de nouveauté si ce n'est de belles parties ambiantes ("Vertebra by Vertebra" par exemple) mais rien de neuf. Même une impression d'étrange déjà vu. Ces structures pop qu'on jurerait issues de Début mais remaniée différemment avec une nouvelle sauce... Des emprunts a son propre style ("vertebra by vertebra" reprend des samples de "drawing restraint 9". Björk se sampler elle-même, la bonne blague ou bien "declare independance" où Björk même avec humour, nous refait des paroles à la...Sugarcubes. C'est le passé tout ça, enfin !) et des instants un peu creux et vides. Les collaborations ? Là aussi par moments, on aimerait plus...

Par exemple, Timbaland au son, excellente idée...Mais peu exploité et dans le reste... Cette joueuse de luth chinoise Min Xiao-Fen sous exploitée (Bowie fit bien mieux avec sa guitare de geisha, le kato sur l'album "Heroes", je serais tenté de dire), ce duo avec Anthony du groupe Anthony and the Johnson...Bien mais sans plus, le pauvre ne pouvant dire que quelques phrases...On est loin du magique duo avec Thom Yörke sur "I've seen it all" de Selmasongs.

Voilà donc après de nombreuses écoutes ce qui me gêne dans cet album : le sentiment de "bien mais sans plus". Surtout pour une artiste exigeante et bouillonnante d'intelligence comme Björk. Mais peut-être que cet album se laisse apprivoiser et redécouvrir dans le temps ? Soit, admettons et dans ce cas, j'éditerais ce message mais pour l'instant, j'en reste sur l'appréciation d'un album assez moyen. Espérons que la chanteuse saura rectifier le tir par la suite...

Posté par Nio Lynes à 18:18 - Electronica couillue - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2007

Death Proof OST

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Quentin Tarantino's Death Proof OST (2007 - Wea/Warner)

Même pour un film censé être en double programme (le fameux projet "grindhouse" de Tarantino et Rodriguez), on a quand même là un film de Tarantino et à film Tarantinien, compilation de musiques dite "Tarantiniennes".

Qu'on se rassure, pour ce qui est de la musique, Quentin n'a pas perdu la main, c'est un connaisseur vous savez et ce disque nous offre comme ses précédentes B.O de films, son petit lot de perles. Par exemple en ouverture, une piste du regretté Jack Nitzsche, légendaire compagnon de route de Neil Young qui porte bien son nom : "the last race" (avec violon, guitare et bruits de bagnoles vendus en option). Pas loin, on croisera le glamour "jeepster" du non moins glamour groupe de Marc Bolan (et ancien pote de Bowie), T-Rex en passant par l'agréable slow "the love you save (may be your own)" de Joe Tex. Plus loin on trouvera le brûlant "down in mexico" des Coasters pour finir sur une perle récente de 1995 resortie exprès pour nous par Quentin, le rock déjanté d'April March, "Chick habit"....Qui s'avère LE meilleur morceau du disque, toutes catégories cofondues.

D'ailleurs écoutez le et savourez. Bonne écoute.


Posté par Nio Lynes à 00:48 - Original soundtracks... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2007

Genesis - Duke

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Genesis - Duke (1980 - Virgin)

Si certains albums de Genesis ont toujours divisés et le public et les rock-critics sur le terrain du rock progressif ou de la pop, "Duke" peut au moins se targuer d'avoir su plaire à tous par son approche simplifiée et disons le tout de suite, sa musique attachante.

"Duke", c'est subjectivement, le dernier album de rock progressif pur du groupe. L'année d'après, excédé d'être traité de "groupe dinosaure" (ironiquement le terme est originairement de Robert Fripp mais ce dernier avait pris les devants sur de nombreux groupes en détruisant sa créature ("king crimson") dans un chant du cygne de 1974) et voulant entrer de plein pied dans des années 80 ultra commerciales, cyniques et friquées, le groupe montrera les dents en sortant le brûlot rock "Abacab", signant par là-même sa propre déchéance puisque la baudruche de Tony Banks (claviers), Phil Collins (chant + batterie) et Mike Rutherford (basse + guitare) se dégonflera lentement d'elle-même dans une musique calibrée FM au fil des ans. C'est d'ailleurs vers 80/81 que Phil Collins commence a prendre la carrière solo qu'on sait...

"Duke" est donc le dernier tressautement du groupe avant le grand plongeon des radios FM et avouons le, "Duke" est un bon album. Un très bon album même. Comme dit plus haut, le groupe simplifie sa musique et tente une approche plus facile. La suite "Duke" est fractionnée dès le début en 3 premières pistes et 2 pistes finales dont les fameux "Duke's travels" et "Duke's end", voyages sous contrôle dont on aurait pu croire à une improvisation tellement le groupe joue en plein accord avec lui-même. Outre sa petite histoire (la tradition du groupe) contée, ce qui fait le charme du disque, ce sont ses ballades simples et fragiles, ses  chansons rock qui n'en sont pas vraiment. A la lisière.

Et puis c'est aussi la dernière fois que la bande a Phil parvient à nous émouvoir...


Posté par Nio Lynes à 13:44 - pop sucrée - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2007

Solid state society

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Ghost in the shell : Stand alone complex - Solid state society.

Bon on s'assoit et on boit frais sinon on risque de ne pas s'y retrouver dans ce mic-mac. Au début il y eu un manga de Masamune Shirow brillament adapté en film d'animation adulte et métaphysique par Mamoru Oshii. Puis récement une série animée (Stand alone complex) s'inspirant de l'univers de Shirow mais aussi de ce qu'il pourrait y avoir eu avant le film de Oshii dont la fin, très "2001" imposait un point de non retour. Puis suite au succès de la série, il y eut "Solid state society", une poignée d'OAV (original animation Video, des mini séries ne sortant que sur k7 et dvd au Japon et nullement réalisées pour la télé donc bénéficiant de plus de moyens techniques et financiers dans la réalisation et surtout de très peu de contraintes, car pas de délais pour la télé...) explorant encore plus cet univers cybertechnique.

Du côté des compositeurs, celà varie aussi, les films de Oshii ayant Kenji Kawai a la musique (son compositeur attitré tout comme Hermann était celui de Hitchcock), les séries ayant un compositeur plus flexible, ou plutôt une compositrice, Yoko Kanno prodige surdouée de la musique depuis son plus jeune âge. Ici on ne change pas une recette qui gagne et Yoko Kanno retravaille son axe musical fixé pour la série et l'oav : electro-pop mélancolique et arrive avec un bonheur inégalé a nous sortir encore des compositions dont, si on reconnait le style Kanno entre mille, arrivent encore a nous émerveiller et nous faire rêver.

Car c'est celà au fond le style Kanno : une perle d'une richesse qui ne se démodera pas, du moins pas avant la fin de la musique, donc la fin de l'humanité. On peut dormir tranquille, on ne se lassera jamais de la musique de Yoko Kanno.

Merci mademoiselle Kanno pour continuer de nous bercer de mélodies à tomber a la renverse.

Posté par Nio Lynes à 01:55 - Original soundtracks... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juin 2007

Sigur Ros : Takk

sigurecto

Sigur Ros : Takk - (2005)

Après leurs précédents disques, Agaetis Byrjun et le phénoménalement sombre et autiste ( ), les Islandais remettent le couvert avec "Takk". Mais en se tournant cette fois, surprise, vers l'accessibilité et des structures de chansons pop mais encore plus accessibles que Agaetis Byrjun. Et avec un son doté d'une qualité encore bien meilleure que leurs précédents disques.

Pourtant, Takk pêche justement de sa formule pop là où le groupe nous avait habitué a de l'imprévu, une science de la rupture, une magie toujours renouvelée et le fan s'aperçoit qu'il y a soudainement une "couille dans le potage". Sigur Ros fait du Sigur Ros mais cette fois-ci ça sent bizarrement le réchauffé et le déjà vu. De plus, ce disque vient après la baffe magistrale qu'était "( )". Sigur Ros a donc cette fois trouvé sa voie, sa maturité mais avec une trop grande facilité là où auparavant l'auditeur devait parfois faire un effort. Ici les titres s'enchaînent sans trop d'homogénéïté, sans risque.

Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, en l'occurence, cet album n'est pas mauvais, il est même pas mal mais après la baffe radicale de ( ), on ne peut qu'être un peu déçu. Mais bon, la musique reste toujours aussi belle, le packaging sublime et côté accessibilité, c'est justement peut-être par ce disque que je conseillerais de commencer la découverte du groupe...


sigurverso

Posté par Nio Lynes à 21:59 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2007

Keren Ann - La disparition

kerenann

Keren Ann : La disparition

Je parlais déjà d'elle en ces colonnes ici...Cette fois l'occasion de remonter le temps : La disparition est son second album.

Bien avant l'épure folk de Nolita, La disparition, folk enrubanné et suave, tendait déjà en ce sens.
Second album donc, sous un second parrainage à la production de son compère Benjamin Biolay (qui fait aussi de sympathiques albums, très "gainsbouriens" soit-dit en passant), La disparition s'avère une plongée mélancolique à l'image de l'automne et de l'Hiver. Les chansons ne sont pas spécialement tristes non, mais elles peuvent vous prendre au coeur tel un poison insidieux indiquant l'arrivée de l'hiver...

Comme d'habitude avec la jeune chanteuse, on a droit a de sublimes perles qui la placent d'emblée bien loin devant d'autres compositrices de la scène française. Citons "la corde et les chaussons" basé sur un sample de guitare pour un morceau assez energique, le suave et délicieusement rêveur "Ailleurs" ainsi que "le sable mouvant" et "la disparition", dotés de sublimes choeurs issus de chorales.

Pendant longtemps, cet album fut mon préféré de Keren Ann...

...Avant d'être détrôné par la folk épurée de
Nolita mais ça c'est une autre histoire.

Posté par Nio Lynes à 15:20 - French sounds - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2007

Porcupine Tree - Stupid dream

porcupinetreeeeee

Porcupine Tree - Stupid Dream (1999)

"This morning i woke up and suck a lemon...."

Ah non c'est du Radiohead, excusez moi. Il n'empêche, cet album magnifique a mi chemin entre pop et rock lyrique eut la malchance de sortir après le "Ok computer" du quintette d'Oxford et avec moins de publicité et de communication que ces derniers. Wilson se vengera en changeant encore plus d'une fois le style du groupe par la suite donc (de rock prog', on est passé a rock-pop mélancolique avant un virage vers le hard-rock et le metal)...Et réussira a conserver d'anciens fans tout en en ayant de nouveaux.

Il faut dire que la musique du groupe reste accessible. Ici, l'influence majeure c'est le Pink Floyd, fusionné a des refrains et une technique mélodique imparable et finement cherchée où chaque son est une ambiance qui apporte véritablement à chaque chanson. On peut même entendre des bruits de respirations très Dark Vador sur le sublime "A smart Kid", c'est dire les recherches et idées qui foisonnent.

Un très bon album de rock. Très très bon.

edit : Grâce au Serial Joker (Atopia en liens a droite), vous pouvez écouter justement le délicieux "A smart Kid". Suivez le lien bande de petits gourmands...

Posté par Nio Lynes à 00:28 - Rock sombre - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2007

The chemical Brothers - Dig your own hole

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Second album des frères chimiques et dans la droite lignée de leur précédent travail. Une poignée de pistes pour danser, taper des mains, remuer le popotins et des clips déjà intéressants qui les distinguent de la masse (dont l'épique "electrobank" (ici la 3e piste) où l'on aperçoit un duel entre deux gymnaste, sur le point de rupture). Bien sûr ce n'est pas de la musique qu'on écouterait tous les jours, les "frères" n'en sont pas encore là, il faudra patienter et attendre leurs prochains albums, ici, tout n'est que chaos concassé et bruyant entre rock et rythme électroniques, ce qui finalement les a toujours fait remarquer de nombreux autres groupes (même si on pouvait a une époque les comparer par moments au rock-punkoïde de Prodigy)....Alors ce "ptit skeud", ça le fait ?
Pour danser mon frère, pour danser et là c'est le top entre potes.

Posté par Nio Lynes à 13:17 - Electronica couillue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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