13 février 2005
Starsailor : Love is here (2002)

Starsailor : love is here (2002).
Un premier album en 2002 et déjà un grand disque...Une pochette rêveuse où vagabonder sur les rails au soleil couchant est permis. Quand ce disque est sorti, on y a pas cru et le groupe eut largement le temps de se venger en demandant à mr Phil Spector de produire 2 chansons sur le second album en plus de se tailler la part du lion avec des morceaux revenant souvent qui ont vite fait d' en faire les coqueluches d' Angleterre mais revenons à cet album...
En écoutant la voix du chanteur, on ne peut s' empêcher de penser que sans Radiohead (et même Jeff Buckley), ce genre de groupe (tout comme Coldplay, Muse, Travis et de nombreux autres...) n' aurait pu exister, mais Starsailor (déjà, ce titre, repris à Tim Buckley...Le père de Jeff, tiens, tiens...) tire son épingle des autres en se tournant vers Tim Hardin, Elliot Smith, ed Harcourt et offre 11 mélodies pop dans un fabuleux écrin doré. Toutes les musiques ont cette force touchante et chaleureuse en celà offerte par l' utilisation subtile d' une guitare accoustique (mais l' électrique n' est pas loin), d' un clavier habile et d'une basse suave sans oublier une batterie qui sait se faire discrète et un chanteur poignant tant dans son chant que ses textes ("alcoholic" ou "fever")
Un chanteur mégalo à l' ego démesuré, qui tient les rênes du groupe et donc un sans fautes dès le départ. Chapeau. O_o
11 février 2005
Self made pochettes (2)
Encore des pochettes faites par mes soins...

Air : 10 000 hz legend

Patti Smith : dream of life

The Smashing Pumpkins : Adore

Enya : Shepherd Moon

Muse : Absolution
C' est tout pour cette fois ci encore...^_^
09 février 2005
David Bowie : Outside (1995)

David Bowie : Outside (1995) - BMG.
La pochette nous montre la tête d' un homme qu'on devine roué de coups, laissé pour mort contre un trottoir. Cette tête, cet homme, c' est David Bowie, qui en 1995 signait son grand retour (déjà amorcé en soi avec le sous-estimé "black tie, white noise") avec le lynchien en diable "Outside". De cet album-concept racontant, décrivant un(e) (monde) musique(cal) industriel(le) (l'inspiration Nin inch nails n' était pas loin) où la folie n' était pas loin dans la tête des hommes. Cet album, plusieurs écoutes sont suffisantes (et encore !) pour en déceler la pleine richesse, s' en investir suffisament de cette substantifique moëlle où derrière les manettes se cache mr Brian Eno. Un grand album.
Le film "Lost Highway" de David Lynch utilise avec brio le morceau "I'm deranged" en ouverture et fermeture du film.
07 février 2005
Interpol : Turn on the Bright Lights (2002)

Interpol : Turn on the Bright Lights (2002) - Labels/Virgin
Ahhhhhhhhhhhh ! Dieu que ça fait du bien. Songez donc que ça fait longtemps qu' on a pas eu un descendant aussi direct de Joy Division. Car oui, les new-yorkais d' Interpol semblent par la voix et l' ambiance nous faire du Joy Division mais à la touche Interpol, donc une énergie différente et moins noire, plus "speed" par moments mais avec cette mélancolie toujours palpable.
Mais on ne trouvera pas que du Ian Curtis en filigrane réferentielle ici non, non. Au contraire, on sent poindre du Nirvana "in utero" (piste 10 : The new), de l' apaisement faussement énervé (Leif Erikson), de l' énervement façon punk façon "djeunz" (Roland) , des ptites bombes métronomiques (PDA en particulier dont j' ose à peine imaginer la puissance maîtrisée en live) , du rock parfois glamour mais toujours efficace dans son propos (Say Hello to the Angels) et des merveilles émotionnelles montrant seulement un bout de l' iceberg mélodique qu' est le groupe (Hands Away ou/et Stella was a diver and she was always down).
La pochette montrant une scène glauque et vide rougeâtre sur fond noir sans faire exprès restitue bien plus l' ambiance qu' on veuille le croire.
Et tiens en ce moment, le disque est à 8.99 euros à la Fnac alors pourquoi bouder son plaisir. Vous ne le regretterez pas...
06 février 2005
The Velvet Underground & Nico (1968)

The Velvet Underground & Nico (1968). - Polydor/Polygram.
Non seulement Warhol dessine la culte pochette éminement érotique (en soulevant le disque on découvre, la chair rose (si !) de la banane suggérant bien des choses) mais aussi produit le disque avec tout ce que celà peut supposer de conséquences...
N' allons pas par quatre chemins, sans ce disque (encore terrifiant depuis tout ce temps, et c'est un mec qui écoute du métal qui vous le dit !) on aurait pas eu les punks, les white strips et autres Strokes et Libertines. Tous, consciemment ou inconsciemment lui doivent quelque chose et le casting est à la hauteur de la réputation d' un disque qui constitue encore un choc. Andy Warhol en maître de la Factory et accessoirement ici maître de cérémonie. Lou Reed le poète sordidement sombre et ange déchu dès le départ. John Cale l' extrêmiste du son brute venu de l' avant garde expérimentale, le violeur de violon. Sterling Morrison l' historien à la guitare diantrement tranchante. Maureen Tucker "elle jouait d'la batterie debout, c'est peut-être un détail pour vous". Enfin Nico, ex mannequin gothique et souvent déprimée qui fit de sa vie une oeuvre constamment tragique tout en ayant une voix de princesse germanique enterrée en 1800 et sortie d' outre tombe un peu trop tard...
Et les morceaux sont tous différents, vont tous ailleurs sans qu' on puisse discerner un son, un quelconque style. Sunday Morning une délicieuse sucrerie. I'm waiting for the man, c'est du sado maso. Femme fatale ou comment faire une chanson "presque normale" venue d' un autre monde. Run Run Run et son son plombé presque lourd et sa guitare qui s' en va en monstrueux larsens, Venus in Furs où la fin de course érigée en issue suprême, All Tomorrow's parties (la chanson préférée à Warhol !) signant l' acte du gothique dans une musique qui aurait pu inspirer certains groupes noisy. Heroin où tout est dit dans le titre et où les 7 mn 10, vous allez les sentir douloureusement passer. There she goes again où les Beatles et la pop rencontrent le glauque (à noter une intro qui fait furieusement penser aux Whites Stripes près de 30 ans plus tard !!!). I'll be your mirror ou la plus belle déclaration d' amour que la mort pourrait vous envoyer (et ces choeurs qui font exprès de sonner faux !). The black angel's death song est une ballade hallucinée. Et The european son ça a inventé du Sonic Youth avant l' heure alors bon...
On appelle ça un classique.
Calexico : hot rail (2000)

Calexico : Hot rail (2000) - City slang/labels/Virgin
Ami lecteur, féru de musique et cinéphile à tes heures, tu n'as pas vu Kill Bill récemment ? Tu as loupé Desespérado 2 et ta k7 d' El Mariachi est introuvable ? Pas de problème. Facilement trouvable en mid price en cherchant bien, la musique de Calexico te fera voyager dans un film proche de l' ambiance mexicaine. Pour cette album, les deux compères (John Convertino et Joey Burns) ne dérogent pas à la règle de l' album précédent. Hopla, on met du Ennio Morricone, de la musique de films, de la guitare mexicaine, de la mélancolie et des grands espace, on pioche tous les instruments et invités possibles qu' on peut trouver sous la main (dans le coin même) et on mélange dans le chaudron pour obtenir une musique en cinémascope d' une grande richesse que plusieurs écoutes devront assagir...
Et cette pochette, madre de dios ! Seule perdue dans le désert, cette fille bichromique allume sa cigarette en s' en foutant complètement que le feu du briquet s' éteigne, car du vent dans le désert il y en a peu, sauf celui, musical susurré à nos oreilles par le casque de la chaîne ou de l' appareil cd portable...
C' est malin, maintenant j' ai envie de me revoir "paris texas" de Wim Wenders...rhaaa...
05 février 2005
Eternal arcadia ost

Eternal Arcadia ost. (2001)
La bande originale d' un jeu, comme pour celles, déjà passées précédemment, de Panzer Dragoon orta, ou mes créations spéciales pour Silent Hill 2 et 4, mais quel jeu, mazette !
Originellement renommé "Skies of Arcadia" dans nos contrées occidentales européennes, le jeu, alors sorti sur dreamcast, flirtait allégrement avec les Rpg haut de gamme des Final Fantasy 6,7 et 8; voire un Zelda, tout en les égalant voire les dépassant avec des graphismes tous simples. Mais comme pour un film, ce n' est certes pas le côté visuel le plus intéressant. Skies of arcadia diluait subtilement son poison dans nos veines par une histoire mélangeant les références culturelles de tout genre en plus de sympathiques clins d' oeils à divers films voire jeux vidéos et d' emporter l' adhésion du joueur par son intelligence et sa sympathie. Gulliver flirtait avec Miyazaki (Le château dans le ciel, Kiki ou Le voyage de Chihiro pour ne citer que ceux-ci), tout en nous draguant avec du Jules Verne couplé à de l' Indiana Jones. Ahhh oui, on l' avait eu notre part de rêve, et les musiques y jouaient pour beaucoup aussi il faut dire... Du thème de "Rixis", hommage clair à Kenji Kawai (Ghost in the shell ost, Avalon ost...) au formidablement magique "Uninhabited island" (du Hisaichi boosté à du Michel Legrand, le côté dégoulinant comédie musical en moins heuresement) en passant par le "Blue Pirate's theme" (de la pop/musique de jeu qui met de bonne humeur), le "Dungeon Cave" (la magie et l' inconnu de la "toute première fois" retranscites en musique), "Valua City" (du Vangelis encore plus poignant à la sauce électro moderne), "Armada" ("les Planètes" de Horst en clin d' oeil au tempo ralenti sur fond de marche militaire !), et autres "Ramirez Theme" (le morceau à l'orgue que Bach aurait écrit si il était toujours vivant), l' ost s'inscrivait alors (et le reste encore avec le temps qui passe, c' est dire !) aux côtés des meilleures bandes originales de jeux (Silent Hill par exemple) voire, meilleures bandes originales tout court.
Un indispensable je vous dit, et là si vous ne l' avez pas, ni même les B.O des Silent Hill, je peut plus rien faire pour vous.
On peut très bien vivre sans, mais on peut aussi très bien vivre mieux avec.