The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

25 décembre 2005

David Bowie : "Heroes"

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David Bowie : "Heroes" - EMI. (1977)

Un David sortant lentement de sa déprime ("Low") mais toujours morose et exilé à Berlin, dans la vieille Europe avec Brian Eno et Iggy Pop. Un David, presque automate sur la pochette, un être qui se cherche, un homme qui doute. Relevant la tête, arrêtant douloureusement la coke, "Heroes" est un album à peine conceptuel sur la solitude des êtres. Arrivant second dans le "triptyque Berlinois" (Le froid et inhumain "Low", "Heroes" entre glace, feu et intemporalité et enfin "Lodger" disque de multiples voyages, fuite en avant vers d' autres musiques, d' autres modes de pensée), l' album comme le premier volet de la trilogie, se compose d' une face A avec des chansons à peu près normales (le chef d' oeuvre "heroes" en hommage à un couple d' amoureux au pied du mur de Berlin, les inquiétants et dérangés "Beauty and the beast", "Joe the lion", " Sons of the silent age" et l' énergique et strident "Blackout") avec néanmoins le petit tic de décalé tandis que la face B aligne perles instrumentales et ambiants (que des chefs d' oeuvres, trois fois rien quoi) parmi lesquels les hallucinants et intemporels "Sense of doubt" et "Neuköln". Qui aurait cru avant Low et "Heroes" que Bowie (très déprimé) allait aussi facilement lancer sa veste dans de sublimes tentatives de suicide commercial (Low et "Heroes" n' eurent même pas de pub et malgré leur austérité, les deux albums se placèrent dans les charts, trouvant finalement un public, notamment une jeune bande de Mancunien dont le chanteur se nommait Ian Curtis) ?
Aujourd' hui ces albums restent des joyaux décalés et froid, intemporels.

Posté par Nio Lynes à 19:34 - Rock sombre - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 décembre 2005

Björk : Vespertine

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Björk : Vespertine - Universal music (2001)

Le problème, l' avantage (a vous de choisir) avec Björk, c'est que toutes ses pochettes sont belles. Si, si, ça peut paraître cliché mes toutes ses pochettes sont belles.
Vespertine ne déroge pas à la règle ou Björk se change en vilain petit canard blanc (bon d' accord c'est un cygne) dans une pose mi endormie, mi lascive façon photo noir et blanc d' un passé inconnu.

Vespertine, qui fut pour moi une énorme déception à sa sortie, s' apprivoise avec le temps. Avec le recul l' album s' avère délicieux, à l' image de ce qu'il est : un bonbon sucré enrobé d' un peu de neige qui fond dans la bouche. Toute la pochette, comme le livret et les clips furent signés en grande partie par M/M, graphistes talentueux dont on repère le style en suivant les fils (elle était facile celle là, je vous l' accorde).

La musique elle même semble tissée sur un seul fil auquel on aurait soit attaché, soit scotché (encore qu' aucune musique ne soit spécialement abrasive), des petites plumes, des guirlandes, des ailes de libellules, des boules de noël, des fragments de glaces et miroirs divers (7 ans de bonheur). C' est un des albums les plus apaisés et calme de Björk, à l' image du titre "Cocoon" qui pourrait résumer à lui seul l' album. Oui, voilà, un cocon froid mais pourtant acceuillant et sensible avec des chorales d' inuits ("Aurora" en piste 7), ses clochettes et boîtes à musique (l' instrumental "frosti" en piste 6) , sa harpe omniprésente et ses traces de pas dans la neige.

Un album qui s' apprivoise et grandit dans les coeurs avec le recul.

Posté par Nio Lynes à 12:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 décembre 2005

Sigur Ros : ( )

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Sigur Ros : ( )  - Pias. (2002)

Sigur Ros est une bande de rêveur perfectionnistes, ça ne fait plus de doutes. Choisissant pour son 3e album après Von et Agaetis Byrjun, de s' abstraire de tous carcans qui retiendraient leur musique, les 4 islandais qui continuent de chanter dans leur langue inventée (l' Hoppelandic, mélange d' Islandais et d' anglais) poussent le packaging très loin : Le disque est inscrit dans un plastique blanc à peine transparent qui dévoilent dans les trous creusés en formes de parenthèses, des formes grises étranges. Que l' on soulève cet étui plastique et le disque apparait et là, surprise, le boîtier transparent, livre un livret tout aussi transparent, fait de plusieurs feuilles de calques.

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Des formes confuses, de terre, d' arbres, de racines et d' herbes apparaissent par un subtil jeu de couches grises plus sombres que d' autres sur le livret. Une manière très Kubrickienne de définir la pensée de ces 4 artistes par le "ne jugez que la musique et que la musique". Et partons d' ailleurs sur cette musique, sans titres aucun, à l' image des Selected Ambiants Works volume 2 d' Aphex Twin. Ne cherchez pas les titres, puisque je vous dis qu'il y en a pas. On appellera donc ça piste 1,2,3 etc... De toutes façons, ne le cachons pas, avec la musique de Sigur Ros, il faut se laisser porter, un peu à l' image du petit bonhomme somnambule derrière l' étui plastique.

Tous les titres reprennent donc la parenthèse du titre et sont d' ailleurs une sorte de parenthèse taillée entre lumière et ténèbres. Sigur Ros épure sa musique, qui se teinte de noirceur, comme si une certaine forme de déprime latente s' était installée chez nos islandais. Les morceaux s' allongent pour faire presque tous au dessus des 6 minutes, voire 12 minutes pour les pistes 7 et 8. Si l' album est en grande partie d'une teneur noire, la musique n' oublie pas pour autant d' ouvrir grand la lumière à certains moments essentiels (ouf). De plus, on sent dans toute la musique un renoncement qui confine parfois à la colère froide, à peine dissimulée. En celà, la piste finale résonne comme une détonation et une délivrance quand soudain le batteur laisse échapper toute sa folie dans une course éffraînée qui réapprend aux auditeurs que l' Islande n' est pas que glace mais aussi laves incandescentes et purs frissons.

Un grand disque (chef d' oeuvre pour ma part), isolé, qui suinte le renoncement, l' oubli, la solitude. A déconseiller toutefois aux dépressifs et agités de la vie qui ne prendraient pas pour les premier, le temps de respirer et pour les seconds, le temps de vivre.

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Posté par Nio Lynes à 17:35 - Chaos torturé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2005

Récapitulatif pochettes (3)

Voici le troisième récapitulatif après une longue période. De nouvelles chroniques de (pochettes de) disques vous attendent. Les autres récapitulatifs sont aussi disponibles en bas. Et si vous avez des suggestions de pochettes de disque, je suis toujours preneur...^^

Récapitulatif pochettes 1
Récapitulatif pochettes 2

Posté par Nio Lynes à 13:33 - recapitulatifs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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