The sound chaser

Des pochettes de cds à chaque fois. Sans prétention aucune. Juste par coeur, la beauté ou l' étrangeté qui s'en dégage.

28 août 2005

Neil Young : Ragged glory (1990)

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Neil Young : Ragged Glory - Reprise records/Warner. (1990)

Ragged glory (ho un fish-eye en pochette !) est un monolite dont il faut plusieurs écoutes bien souvent pour en apprécier la substantifique moëlle.

Brûlot rageur et intense après le romantique et lyrique "Freedom" (1989) qui voyait Neil revenir sur les starting blocks après des années 80 errantes (enfin n' oublions pas le soul "this note's for you" peu avant Freedom qui était déjà le signe du recouvrement par Neil de toutes ses capacités créatrices), l' album est électrisé de bout en bout.
Pas d' accoustique, n' en déplaise aux anciens fans de "Harvest"...

Eh oui, amis du calme, passez votre chemin, tout est électrique et on y va en levant le pied, mais pas les mélodies. Car si l' album est doté de morceaux le plus souvent de 7 à 10 minutes, il reste le côté mélodique de la chose. Et même si l' album est enregistré en son garage (cet album au son brut et rapeux influencera d' ailleurs un jeune homme nommé Kurt Cobain qui proclamera Neil Young parrain du grunge, c'est dire !) avec des morceaux aux solos de guitares improvisés et largement étendus, force est de constater qu'une fois la musique aquise à nos oreilles, ça passe très bien.

Encore un défi relevé haut la main pour le loner canadien.

Posté par Nio Lynes à 20:26 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 août 2005

Mercury Rev : the secret migration (2005)

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Mercury Rev : The secret migration - V2 Music (2005)

Un groupe disparâtre marqué par la schizophrénie et la folie d'un premier leader suivi d'un virage discographique à 180° dans la grâce avec "Deserter's song" (1998) pour plonger dans un univers féerique de toute beauté.

Un groupe qui à déjà une vingtaine d' années d' expériences au compteur pour seulement 6 albums, qui sortent tous les deux, trois, quatre ans.

Une pochette surréaliste en diable, peut être bien à l' image de la musique : écrite par des anges apaisés presque revenus de tout. S' il reste des tensions parfois palpables dans ce groupe proche et ami de "The Flamings lips" (ils se partagent le même producteur à vrai dire), elles passent inaperçues dans la musique, les paroles et la voix gracieusement nasillarde et pourtant fine du chanteur.

Le genre de disque beau à écouter dans le noir en regardant les étoiles et la lune par la fenêtre...

Posté par Nio Lynes à 14:37 - pop sucrée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 août 2005

Pink Floyd : Animals (1977)

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Pink Floyd : Animals - EMI (1977)

"you've got to strike when the moment is right without thinking...".

Après l' hommage entier de "wish you were here" deux ans auparavant au génie et premier leader, Syd Barrett, les choses se sont obscurcies sur la planète Pink Floyd, comme partout dans le royaume de la perfide Albion. Thatcher a pris le gouvernement d'une main de fer et les temps deviennent plus durs. Pink Floyd, dans l' air du temps et malgré son statut de dinosaure qui le fera entrer dans le collimateur des punks peu de temps après, l'a bien compris. D' ailleurs c'est là tout le génie du groupe (car le groupe en a encore à cette époque), devancer d'un an le mouvement anarchiste musical avec ce concept album tournant autour du thème de "la ferme des animaux" la satire noire d' Orwell.

Dans le livre et sans spoilier trop, c'est le cochon qui de par son intelligence s' élève le plus parmi les autres bêtes de la ferme et de ce fait devient le plus dangereux et rapidement manipulateur. Bien avant d' autres écrivain, Orwell savait que le pouvoir  (attention hein, ce n'est qu'un avis subjectif qui ne se base pas forcément pour notre pays ou monde actuel) n' apporte au fond que manipulations, corruptions et mensonges. Le cochon se substitue à l' homme pour régner sur le micro univers qu'est la ferme.

Comment dès lors ne pas s' étonner et comprendre l'image du cochon volant survolant une usine d' abattoirs ? C'est l' animal qui échappe à son statut et échappe donc à l' homme. Pourtant l' album du groupe n' en démontre pas moins que l' animal est un homme comme les autres. Reprenant la satire d' Orwell, Waters qui s'est emparé de presque tout le projet (Gilmour réussira néanmoins à cosigner "dogs") en profite pour démontrer un portrait noir et cynique de l' humanité à travers 3 animaux : les chiens (les milices, sans cervelles, juste des outils), les cochons (les politiciens, les savants, l' intelligentsia qui utilise ses dons à mauvais escient) et les moutons (la masse...).

La musique en plus des textes ironiques et vitriolés se voit donc elle aussi changée. Abandonnant la sophistication stéréo quadriphonique de "dark side...." et "wish...", le son devient plus étouffé, la batterie devenant un coeur qui bat à l' approche de la mort (Dogs, fabuleux de 17 minutes), le synthé ne se chargeant que de lignes atmosphériques (le souffle, la respiration), la basse rampant ou se cachant, la guitare qui alterne entre mise en avant (le solo final et énergique de Sheep, ultime source de renouveau, comme si l' espoir pouvait subsister de la masse) et mise en arrière comme baissée (pigs), samplée derrière la voix de Waters, plus destabilisant que le doux Gilmour.

Un grand album noir et sombre qui voit là l' avènement du contrôle total de Waters sur le groupe.

Posté par Nio Lynes à 12:04 - Rock sombre - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 août 2005

Ride : Nowhere (1990)

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Ride : Nowhere - Sire records. (1990)

La vague est là, elle se prépare. Au plus profond d' elle, une énergie muée dans l' eau qui ne demande qu' a apparaître et déferler. Cette vague inquiétante est une très bonne définition alors du premier album de ce groupe produit par Alan Moulder (My Bloody Valentine (!), NIN (!!)), grand maître d' une orgie de mélodie sur fond saturé de guitare.

Pas de doute, le ton noisy est donné dès l' énergique et vif "seagull" en ouverture. Un va et vient du bruit et du ressac à l' image de la musique. Un mur du son tissé couvrant de superbes mélodies, ce qui fera bien justement dire à ma mère : "tiens on dirait les beatles en plus hard". Plus tard on trouvera sur le disque, des variations sur la batterie, des invités tels qu' un harmonica, un violoncelle, des samples de vagues et de mouettes (le dernier morceau donnant son titre à l' album "Nowhere" qui semble tout droit sorti de nul part sinon du fond des océans. Pour imaginer le morceau, réecoutez vous l' album de massive attack "mezzanine" sous l' eau avec une bonne dose d' acide...) et surtout, dominant la musique, des voix sublimes.

Un groupe qui avait tout pour lui et qui fut hélas pourtant balayé l' année d' après par la météorite MBV du côté européen comme par le groupe à Kurt Cobain ainsi que Sonic Youth de l' autre côté de l' Atlantique...

Un groupe à ne pas sous estimer...Donc vital.

Posté par Nio Lynes à 18:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 août 2005

Miles Davis : Tutu (1986)

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Miles Davis : Tutu - Warner Bros records (1986)

Noir sur blanc, la figure impériale de Miles Davis qui prouve une fois de plus, qu'il n'a plus rien à prouver.
Avec la fin des années 60 et la disparition de Coltrane, Miles Davis a entamé un virage riche en expérimentations. Sa trompette a volontiers fusionné au passage avec l' électricité de la guitare ("Bitche's brew", "filles du kilimandjaro") et l' expérimentation est devenu son nouveau crédo en plus d' être de plus en plus intéressé par la pop music (sa reprise de "Human Nature" de Mickaël Jackson).

Pour "Tutu", il s' adjoint les services de Marcus Miller qui va s' occuper de la programmation de presque tous les instruments tandis que Miles survole le tout à la trompette. Il en résulte une musique presqu' atmosphérique, une ambiance, une sorte de texture où la trompette crée un relief. L' album contrairement aux anciens (si l'on pense à "kind of blue" par exemple) est en perpétuel mouvement...Un jazz-funk sans une seule pause (qui aurait été bienvenue peut être) et s' inscrit dans la grande tradition des musiques des années 80 (synthés, production reluisante, guitares et basses soignées...). Pas un grand album mais de bons moments.

Posté par Nio Lynes à 18:08 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ghost in the shell - Stand alone complex ost 2

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Ghost in the shell - Stand alone complex ost 2 - Miya records co, ltd.

Encore une ost (original soundtrack) par Yoko Kanno ici, après le grandiose et sombre Wolf's rain. Cette fois ci donc, c'est la seconde ost (sur les 3) de la série ghost in the shell et une fois de plus les fusions musicales de la mère Kanno font des ravages... (et la pochette est belle une fois n'est pas coutume...)

Donc, Yoko Kanno nous concocte une B.O lorgnant vers la musique électronique, comme la première, mais ici au vu de certaines fusions avec le jazz, la pop et parfois le rock, on ne peut que penser à certains moments à Cowboy Bebop. Stand alone complexe ost 2 en serait il le frère ?

"Cyberbird" en première piste ouvre le disque en fonçant tête baissée. Pop ? Rock ? Impossible de le savoir tant le titre brouille les pistes en accélérant, s' arrêtant, reprenant sur une composition au chants mêlés comme des choeurs dans le lointain. "Ride on technologie" (piste 3) est du même accabit mais instrumental. Une électro-jazz déchaînée qui s'arrête et repart de plus belle à chaque fois autour d'une rythmique où tout se tisse. Héjira sans Mitchell aux vitamines. "Rise" (piste 2) qui mélange russe et anglais ainsi que "I can't be cool" (piste 5) chanté en italien et anglais sont des petites pop sombres lorgnant sans vergogne vers le gothique. "Psychédelic soul" (piste 10) est une sublime pop-folk à la guitare accoustique tandis que "what's it for" (piste 11) et "living inside the shell" (piste 12) sont plus des morceaux pop auquels  nous sommes habitués avec Miss Kanno. D'ailleurs on retrouve Steve Conte sur la piste 12, grand habitué du monde de la demoiselle. Enfin l'album comporte nombre d' instrumentaux achèvant une orgie pop-électro et jazz assez irrésistible pour qu'on puisse y adhérer en toute quiétude.

Un petit régal. ^^

Posté par Nio Lynes à 12:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 août 2005

Self made pochettes (3)

Encore des pochettes faites par mes soins...Enjoy !

wolfrainost
(L'ost 1 de Wolf's Rain par Yoko Kanno - © Nouilles - 2005)

nineinchenailscoveeer
Nin inch nails : The Downward Spiral (© Nouilles 2005)

jilcaplancede
(Jil Caplan : la charmeuse de serpents - © Nouilles 2004)

omrcoveeerrr
OMR : Side effects (© Nouilles 2005)

ulyssetureviensquand
Ulysse 31 ost - © Nouilles 2005...

That's all folks...

Posté par Nio Lynes à 16:09 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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